Communication Le Vestiaire

Chers lecteurs,

En cette fin d’année, l’équipe du Vestiaire tient à féliciter ses membres, journalistes mais aussi commentateurs, pour la qualité de leur travail qui fait de ce blog ce qui se fait de mieux en terme d’expertise et d’investigation dans le monde du sport. Dernier exemple en date, aujourd’hui alors qu’un site internet consacré aux médias croit tenir une exclusivité en annonçant la fin de la parution du magazine Rugby Hebdo. Une info si fraîche, que Le Vestiaire l’annonçait déjà dans son édito du 23 novembre dernier.

Tumeur de rire

Quant aux commentaires, ils sont sans cesse plus pertinents, souvent revendicatifs mais jamais injustes. Ce n’est pas Gilles, le président du Fan club de Cassy Vericel, qui nous contredira. Mais c’est qui déjà cette Cassy ? Au passage, félicitons les milliers de personnes qui ont participé à notre animation Sebastien Joly, thème qui aura déchaîné les ardeurs et pas que celles de nos lecteurs les plus pervers (que nous remercions pour leur assiduité) et permis à nos journalistes de réaliser une enquête qu’aucun média n’avait osé aborder.

Vert comme un slip

Après Miss Vestiaire 2008, nous remettrons bientôt les Closefield de fer (en référence au pionnier de ce métier) aux meilleurs articles et commentaires de la saison avant de dresser un bilan de l’année sportive à l’occasion des Brahim d’Or des plus beaux exploits où Sylvain Chavanel et Jean-Marc Mormeck figureront, soyez en sûr, en bonne place. Enfin, pour la nouvelle année, de nouvelles rubriques, avec toujours cette même quête de vérité, feront leur apparition. Vous saurez notamment tout sur les questions interdites du sport et donc sur la réalité des rapports entre la femme de Chamou et le monde du sport. Et puis nous ne nous quitterons pas sans commémorer ceux qui nous ont quitté, à commencer par nos journalistes Peyo Greenslip, si brillant lors de la Coupe du monde, et le petit Prince de la Rep, qui a cédé aux sirènes de la précarité. Merci à eux, pet à leur âme.

L’équipe du Vestiaire

L’édito du Vestiaire: Vino fini

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Selim Benachour veut quitter la Russie, les soeurs lesbos aiment le crumble et pergola. Bref tout va à vélo, sauf vino.

Il s'appelait Antoine. Un nom banal, une gueule banale, une femme banale. Mais surtout un palmarès banal. Comme tout un chacun, Dénériaz a pris sa retraite après un titre olympique et une carrière de merde. La même que Crétier, Vidal ou Montillet. C'est toujours mieux que Ian et Leila Piccard, mais c'est quand même moins bien que Cavagnoud (photo), qui pourtant est morte. Ca la fout mal.

Il s'appelait Alexandre. Un nom banal, une nationalité banale, plus chargé qu'une kalachnikov. Mais surtout menteur comme un arracheur de gland du KGB, Vinokourov, tricheur parmi les tricheurs, a choisi de ne pas se servir des magouilles de sa fédération pour courir les JO.

Pendant ce temps-là, les poilues se montrent fièrent d'être françaises. L'heure de faire la Une de L'Equipe?

L’édito du Vestiaire : En mémoire de Patricia Girard

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L'équipe de France de volley qui semble ne pas vouloir aller à Pékin, la finale de la Coupe Davis qui n'a aucune valeur, les handballeuses qui défendent leur titre mondial à domicile dans une indifférence digne du Top 14, et Cassy Vericel qui repointe ses pustules (c'est qui déjà Gillou?). Autant de sujets dont presque tout le monde se fout. Nous aussi, alors on n'en parlera pas plus.

Par contre, c'est pas beaucoup plus médiatisé, mais il y a encore du ski en France. Ingrid Jacquemod, est par exemple régulièrement bien classée, heureusement, elle ne fait pas mieux. Et surtout Jean-Baptiste Grange a enfin réalisé un podium, grâce à un véritable exploit dans le slalom du combiné à Beaver Creek, il est sans aucun doute le nouveau grand champion français, mais surtout la nouvelle star du ski mondial. Il était temps, Amiez et Vidal étaient prêts à rechausser les leurs.

Le retour du melon
Mais le fait marquant de ce week-end, c'est bien Christine Arron qui renonce à courir le relais à Pékin. Plutôt que d'avouer qu'elle n'a pas envie de se casser le cul à courir avec des connes complêtement nulles, elle préfère évoquer son doublé 100m-200m. Problème, le relais se court à la fin du championnat, et n'aurait handicapé en rien ses courses précédentes. En plus, c'est dommage pour elle, ça lui aurait peut-être permis d'approcher au moins une fois un podium pékinois.

Pendant ce temps-là Sebastien Loeb essaie de ne pas sortir de la route pour devenir définitivement le plus grand champion de l'histoire des rallyes. C'est pas grand chose, mais c'est pas mal quand même. Et le PSG ?

L’édito du Vestiaire : Qui ne sautera pas?

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La domination de Julien Absalon en VTT n'a d'égale que celle de Sébastien Loeb en rallye. Heureusement, Roanne et Le Mans ne cessent de briller en Euroligue, à leur façon. C'est dans quel sport déjà ?

Dans ces mêmes colonnes le 18 octobre dernier, les journalistes du Vestiaire étaient les premiers à évoquer ce qui est en train de devenir une affaire : le cas Thuram. Un des plus gros tabous de l'histoire de l'équipe de France, depuis le but de Fabrice Divert (photo) en 1992, commençait alors à se fissurer. Mais personne d'autre, dans notre talentueuse presse hexagonale, n'irait ensuite jusqu'à, ne serait-ce qu'évoquer cette question. Au contraire, le monégasque était célébré comme un des joueurs indispensables de cet Euro. A tel point que Lilian lui-même, politisé et gateux comme jamais, qui parlait il y a peu de France-Ukraine comme son possible dernier match, se voyait déjà à la coupe du monde 2010… à presque 40 ans !

Délit d'incompétence ou autocensure frileuse et connivente ?

Et puis, ce matin, miracle, le quotidien L'Equipe ose enfin briser l'omerta et s'inquiéter de la forme de Thuram. Il était temps. Mais iront-ils jusqu'au bout ? Passeront-ils outre la jurisprudence Jacquet qui a tant empoisonné la vie tricolore en 2002 puis en 2004 ?

Presse qui brouille, pas vraiment good

Le traitement médiatique de l'équipe de Domenech est encore loin d'être transparent et même loin d'être à la hauteur tout simplement. Comment ne pas faire de Benzema un partant certain ? Il est pourtant évident qu'il sera selectionné à moins d'avoir perdu une jambe.

Pendant ce temps-là, Bernard Laporte dirige le sport français et, ça n'a aucun rapport, le rugby français n'intéresse toujours pas grand monde. Ce n'est pas l'avenir de Rugby Hebdo qui nous contredira.

L’édito du Vestiaire: Roger and me

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Pendant que l'équipe de France de foot passait sans jouer, on n'avait toujours aucune nouvelle du ski français et Dieu se manifestait en Chine.

Jusqu'où ira Ferrer? La question, digne d'intérêt, était toutefois mal posée. En finale du masters, on a compris que la réponse était simple et qu'il manquait quelques lettres à sa bonne formulation. C'est Federer en personne qui s'est permis d'y répondre et de façon cinglante. Beaucoup l'ignoraient certainement, mais même au bout du rouleau, le meilleur reste le meilleur surtout face à un Ferrer qui venait d'éclater sur un nuage les redoutables Gasquet et Roddick.

6-2, 6-3, 6-2 une rouste inouïe et Schumacher en ligne de mire

Jamais, un joueur n'avait dominé comme le phénoménal Suisse écrase le circuit. Borg, Connors, Lendl, MacEnroe, Sampras, Agassi et Gasquet n'existeront bientôt plus, eclipsés par le futur vainqueur de Roland Garros. Federer est-il le plus grand champion de toute l'histoire du sport dans son ensemble? Il en prend en tout cas le chemin.

Il reste le problème Thuram qui est loin d'être réglé. Va-t-on sacrifier la défense française sur l'autel d'une septième phase finale consécutive pour le gentil Lilian?

L’édito du Vestiaire : Mormeck, la mort d’un mec

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Patrick Charpentier avait montré la voie, Fabrice Tiozzo s'y est engouffré, Brahim Asloum a confirmé.

Don King doit en avoir ras le cul. Après Ali et Tyson, le promoteur avait cru que s'intéresser à des Français pouvait être prometteur. Après tout, c'est le pays de Marcel Cerdan, se disait-il. Mais voilà, on avait homis de lui préciser que c'était aussi la patrie de Julien Lorcy. Depuis quelque temps, il commence à comprendre. Tiozzo, et maintenant Mormeck. Le Don a pas fini d'en bouffer du looser.

Le plus ridicule, n'est pas forcemment la défaite en elle-même. Il est toujours possible de tomber sur plus fort que soi, surtout quand on est Français. Le plus dur, c'est l'humiliation qu'a subie Jean-Marc après avoir crané tant qu'il pouvait. Pas au niveau de son prénom (Ferreri a suvécu), mais bien par rapport à la présentation du combat. Les médias, ses entraîneurs et lui-même, tout le monde le voyait bien trop beau, bien trop puissant, bien trop talentueux. Ses sparring-partners déclaraient même qu'il leur avait fait mal. On leur souhaite de ne jamais boxer face à Haye, le bourreau du jour, ils risqueraient de décéder hâtivement. « Dans la forme de sa vie », « prêt comme il ne l'a jamais été », des superlatifs qui resteront gravés à jamais dans le panthéon des histoires les plus honteuses du noble art. Juste à côté d'un Tiozzo-Hill de gala…

Pendant ce temps-là, sans égale, Justin Hénin devient petit à petit la meilleure joueuse de l'histoire du tennis. Une place qu'aurait dû occuper Monica Seles si elle n'avait pas été poignardée en pleine gloire, en 1993, et condamnée à une fin de carrière à la Mauresmo.

L’édito du Vestiaire, OM : Djibrill… era plus jamais ?

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La saison de ski a repris ses droits ce week-end. L'occasion est belle de ne pas en parler.

L'histoire se déroule à Lyon, au 21e siècle. Un sport ancestral, descendant direct du jeu de paume, permet de découvrir un phénomène tout à fait exceptionnel : un affrontement Grosjean-Gicquel en finale. Ce n'est pas un rêve, mais bien le pire des cauchemars pour les amateurs de tennis. Si le premier, papy sur le retour, fut un bon joueur il y a des millénaires, le second, une authentique buse, un des plus mauvais joueurs français de tous les temps (ils sont nombreux dans cette catégorie tient à préciser Jerôme Golmard) est un coutumier du fait. A 30 ans, inutile de dire qu'il a encore d'aussi belles années devant lui que derrière lui. Rappelons qu'un autre ancien, Richard Gasquet, participait à ce tournoi. Et Bercy qui commence aujourd'hui. Heureusement, Virginie Pichet s'est imposée sur l'Ile de la Réunion.

Sinon, Marseille a perdu avec un Cissé de gala, déjà ovationné ci-dessous par l'équipe du Vestiaire après une de ses autres brillantes prestations. Constater que l'ancien avant-centre d'Auxerre a été nul devient donc officiellement un pléonasme.

L’édito du Vestiaire : Le bal des faux-culs

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Le concert de louanges qui s'abat aujourd'hui sur le rugby français est d'origine inconnue. En effet, on en vient à croire que le seul France-Angleterre a révélé la vérité au monde médiatique. Il était temps. Mieux vaut tard que jamais?

L'équipe du vestiaire a lu aujourd'hui sur le site internet du journal l'Equipe un formidable papier d'analyse du fiasco de l'équipe de France et de son staff. Comme nous l'avons fait depuis longtemps sur notre blog, lequipe.fr dresse un parallèle troublant entre 2003 et 2007, mêmes causes, mêmes conséquences. Quatre ans qui n'ont servi à rien (nous le disions déjà à la radio en 2004, mieux valait se débarasser de Laporte après l'échec cuisant de Twickenham, pour éviter les frais). Un encadrement suffisant et très satisfait de lui-même pour un bilan pour le moins catastrophique (Laporte gueulera sur les toits qu'il est plusieurs fois champion d'Europe, bravo à lui…). L'article est parfait, très bien écrit, documenté, argumenté et criant de vérité. Mais pourquoi établir cette observation maintenant alors que le constat aurait pu être fait bien avant? Par plaisir de voir la France se casser la gueule à cause de dirigeants incompétents , juste par hypocrisie, ou par manque de courage? Sans aucun doute plutôt pour les deux dernières raisons avec un brin de politique et de jurisprudence Jacquet comme nous l'écrivions après France-Argentine. Sauf que Jacquet, il ne perdait pas. Déjà en 96 il faisait demi-finale de l'Euro, éliminé sur un 0-0. Il ne marquait pas beaucoup mais sa défense était la meilleure du monde et en foot, ça peut suffire, en rugby non, la preuve.

Nous sommes aujourd'hui vraiment navrés de voir toutes ces remarques, certes justes mais beaucoup trop tardives, se déverser ainsi. Nous sommes également triste de voir Laporte toujours incapable de se remettre en cause. Le soutien renouvelé de Lapasset, étant, quant à lui, logique car interessé. Il va en effet devenir le sous-fifre de son sous-fifre.
Mais nous sommes surtout malheureux pour la France qui pourrait être à l'heure actuelle, peut-être double, mais au moins championne du monde de rugby.

Enfin, et ce sera la dernière chose que nous écrirons à ce sujet, personne ne l'a rappelé au ministre, mais lorsqu'il récupère l'équipe en 99 (au passage, Maso était déjà là depuis 1995, faudrait aussi penser à s'en débarasser), elle sort d'une miraculeuse finale mondiale. Laporte en a fait une double demi-finaliste. Seuls Dubroca et Trillo ont fait pire. Au suivant.

L’édito du vestiaire: 2003-2007, Absolutely FabPelous

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Bernard Lapasset est amoureux de son sélectionneur, et c'est bien connu l'amour rend aveugle. Mais au réveil on a mal au cul.

Ils pourront dire « j'y étais ». Jean-Michel Aulas et Amélie Mauresmo étaient dans les tribunes du Stade de France pour voir Frédéric Michalak rejoindre Brahim Asloum, Sylvain Chavanel ou encore Thomas Castaignède sur l'étagère des éternels espoirs. Ce soir, hélas, toutes les prophéties du Vestiaire se sont réalisées. Peyo Greenslip, notre fabuleux consultant une fois encore impeccable, vous contera demain la dernière aventure du plus mauvais entraîneur du monde. Des Anglais faibles, une équipe de France fatiguée magnifiquement reconduite dans son intégralité, un Michalak en dessous de tout et tactiquement la faillite habituelle. A l'image de la France entière, nous aurions voulu que Bernard Laporte soit en réalité compétent et qu'il porte le quinze tricolore jusqu'à William Webb-Ellis.

La faillite annoncée des deux Bernard.

L'équipe du Vestiaire

L’édito du Vestiaire : La recette du hachi-parmentier

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23 heures. A l'heure où la prostate de Christophe Moreau lui jouait des tours peu recommendables, Fabrice Tiozzo dormait déjà depuis deux bonnes heures, juste le temps qu'il a fallut à Robredo pour coucher Mahut.

C'est un exploit inédit et réellement incroyable auquel nous avons assisté en ce samedi de funérailles marseillaises. Rendez-vous compte, Pauline Parmentier s'est qualifié pour la finale d'un tournoi de tennis. Choqué, Christian Bîmes s'est même trompé de carnet de chèque pour régler l'addition. Au même moment, l'équipe de France féminine de Basket se demandait par quel moyen de transport elle pourrait se rendre à Pékin. Finalement les fillettes décidèrent bien sagement de rester dans l'hexagone. Sinon, ça vous a peut-être echappé mais même avec le plus mauvais entraîneur du monde on peut accéder à des demi-finales. Exemple à méditer pour des lyonnais désesperement malchanceux dans le choix de leur staff. Et le PSG est en crise. Incroyable on vous dit.

L’édito du Vestiaire : Le coup de garce

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A 24 heures du passage sur l’échafaud du rugby français, le monde du sport est en émoi, et pas qu’à cause des photos rugueuses d’Ana Paula Oliveira.

Cette semaine se déroulaient les championnats du monde d’escrime, personne n’en a parlé. Alors, pour ne pas choquer une fois de plus certains de ses lecteurs, sans doute surexcités par des reconnaissances mammaires de premier ordre, Le Vestiaire a choisi lui aussi de taire cette compétition honteuse où l’on permet aux Français de ne pas finir derniers. En revanche, de honte il n’est absolument pas question en vélo où Bettini a superbement conservé son titre mondial. Une bonne nouvelle salvatrice supplémentaire pour ce sport loin d’être aux abois, entaché tout de même de deux scandales majeurs : la présence constante de Sylvain Chavanel sur les courses et la trop précoce fin de carrière de Pascal Lino Ventura en 2001, à 35 ans à peine.

Aujourd’hui, Dan Philibert doit être un peu amer. Stéphane Caristan a rendu cette nuit une partition très juste malgré un instrument démesurément érodé par le temps qui passe. Mais ce qui chagrine surtout celui qui fut surnommé le cocu à la médaille d’argile, c’est que son ex, Christine Arron, devient officiellement la femme la plus rapide de tous les temps sur 100 mètres. En effet, Marion Jones vient de l’avouer, elle n’a pas toujours conduit des camions, ni porté CJ Hunter sur son dos. Avant, elle était une femme normale. Difficile à croire. Si Paul-Henri Mathieu vient d’ajouter une fabuleuse étape à son épopée en perdant contre Benetteau, il ne peut encore se comparer à Lyon. Comme Le Vestiaire l’annonçait depuis plusieurs mois, le club d’Aulas est entré pour l’éternité dans la légende du football. Nous vous retracerons bientôt l’histoire merveilleuse d’une équipe qui pendant deux ans et demi, de septembre 2004 à décembre 2006, domina le monde mais ne gagna même pas une Coupe d’Europe. Lyon ne refera pas surface avant plusieurs années. Pourquoi ? Car Lyon est mort.

L’édito du Vestiaire : Le talent d’Achille

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Pour son dernier match de préparation avant une très attendue entrée en lice, l’équipe de France va de nouveau présenter un visage inédit. Celui que Laporte lui a encore façonné de façon complêtement stupide.

C’est une stratégie rondement menée par le staff tricolore : sur l’autel de la concurrence, Bernie Lapuerta et Jo Maso ont décidé de sacrifier le dernier match qu'il leur restait avant la finale de la coupe de monde, dans 10 jours. Au programme, rien de très cohérant, des joueurs alignés en vrac sur la pelouse pourvu qu’ils soient 15 et qu’ils évoluent à peu près à leur « poste naturel ». Dans une telle situation de crise, malgré les deux dernières branlées face à des nations mineures du rugby (surtout l’Irlande) il aurait été logique de permettre aux joueurs de l’équipe type de pouvoir travailler leurs automatismes.

Chauver par le con

Evidemment, le duo choquant a préféré mettre ceux qui ont beaucoup joué au repos. C'est sûr qu'affronter trois fois des Namibiens, ça fatigue. Tant pis pour les troisième et seconde lignes, pas si fondamentales, surtout contre les Blacks. Par contre pour Poitrenaud qui n’a plus rien à prouver et aucune concurrence, interdiction de se reposer. Du génie. Surprise du chef, Nallet sera aligné aux côtés de Thion. Espérons que le Parisien sera suffisamment mauvais pour convaincre ses entraineurs de s’en débarasser. Le vieux Betsen avec sa hanche en bois aurait bien besoin de faire ses heures de sommeil. Ben non papi, tu joues ! Aucune considération non plus pour les trois-quarts, qui n’auront jamais eu deux matchs successifs avec le même joueur. Pour Skrela, ça sent très mauvais, même contre la Géorgie on n’ose plus l’aligner. « Les enfants, avec un tel management, il va falloir prier le plus fort que vous pouvez », souffle d’outre-tombe Robert Paparemborde attablé avec Jacques Fouroux et Franck Comba dans un bordel de Cardiff.

L’édito du vestiaire: L’antichambre de l’enfer

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L'avant dernier match de préparation s'est donc terminé par une victoire des Français sur les Irlandais. Le rodage entre dans sa dernière phase. Il était temps, car pour les Bleus, la Coupe du monde débute et finit dans deux semaines. Au passage, toute l'équipe du Vestiaire se félicite d'avoir recruté dans ses rang le fabuleux Peyo Greenslip qui, malgré un salaire démesuré, est à la hauteur de sa réputation et vise toujours très juste (quand il veut bien se donner la peine nous glisse son ancienne consoeur, la sculpturale Céline Pedral). Ses prévisions se révélant d'une exactitude troublante, à croire qu'il est lui aussi sous contrat avec des vendeurs de jambon.

Soulignons également le remarquable retour d'Amelie qui s'est fait virer de façon très vilaine dès son 2e match de rentrée. Heureusement qu'elle a retrouvé l'envie. Saluons aussi l'avide performance de la Ligue de foot professionnel, qui aime tellement voir évoluer le TFC, qu'elle n'a pu patienter plus de 45 heures après la coupe UEFA pour les refaire jouer. L'honneur est sauf, Jour de Foot pourra diffuser ses sept résumés de matchs à 600 millions d'euros… Par contre, même s'il est très préoccupé par la santé mentale de Thiriez, Le Vestiaire s'inquiète surtout pour Prisca et Tatiana, les fréquentations tardives et facturées d'Achille Emana. Leur fera-t-il le coup de la migraine? Enfin, tout le monde s'en fout mais les médailles pleuvent en canoë, un français brille en haltérophilie, le décastar de Talence se déroule ce week-end et Cyril Serredszum a fini sa carrière à Martigues en 2002.

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L’édito du Vestiaire : Le jour des plus nuls

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Ce week-end aura été celui de la vérité. L’équipe de France de basket, malgré ses incessantes promesses, ne peut plus se cacher. Jamais elle ne ressemblera à une équipe et n’a clairement aucun avenir. C’est la quatrième compétition majeure dans laquelle on tente de fusionner les tocards et les « all-stars » et ce n’est pas le temps qui fera quelque chose à l’affaire. Si elle ne bat pas la Slovénie cet après-midi, elle ne jouera même pas les JO. L’heure de vérité aujourd’hui aussi pour nos rugbymen loosers. Le déroulement du match, même face à une équipe aussi faible que la Namibie, dira si Bernard Laporte pourra espérer continuer vendre de la charcuterie après le tournoi.

L’OM n’existe plus depuis hier soir et le but d’Elmander pour Toulouse. Karim Benzema a marqué 8 buts en 8 matchs, soit plus que Kaba Diawara et Nicolas Goussé durant toute leur carrière. Fred Demontfaucon est retourné à la maison de retraite des Airelles, aussitot rejoint par Daniel Fernandes. Enfin, Ladji Doucouré a courru en 13''42, ce qui peut lui laisser des regrets pour les championnats départementaux.

Pendant ce temps-là, Brahim Asloum veut devenir méchant.

L’édito du Vestiaire : Le veto Riner

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Dans le Petit Larousse du sport, être Français a une signification très précise: briller à l’entraînement, merder en compétition. Aujourd’hui, cette définition prend un relief tout particulier après la naissance mondiale de celui qui a tout pour devenir non seulement le meilleur judoka, mais surtout le meilleur sportif français de tous les temps.

Le Vestiaire le pressentait hier, Teddy Riner nous a donné raison. Il a écrasé sa catégorie, du plus talentueux au plus mauvais, personne ne lui a résisté. Le voilà maintenant aux portes de l’histoire et on ne voit pas vraiment ce qui pourrait l’empêcher d’y entrer, à part une immitation réussie de ses ainés, Pradayrol et Harismendy, hélas morts sur la route. On devine évidemment qu’il va devenir un people à part entière, qu’il va vendre tout et n’importe quoi pour pouvoir se farcir des putes haut de gamme entre Ruquier et Fogiel. Par contre, on ne connaît pas encore bien son seuil de résistance à l’alcool et la drogue. Bref, s’il parvient à se réveiller pour continuer à s’entraîner, il restera invaincu longtemps, longtemps très longtemps. Car il n’en est même plus au stade d’espoir malgré son statut de junior. Il a déjà tout gagné chez les jeunes, chose habituelle en France, il a également remporté un premier titre européen, là encore c’est commun mais lui a déjà confirmé et ce n’est pas un hasard. Cette nuit, il a distancé sans doute à jamais les Asloum, Gasquet, Michalak et consorts. Et Chavanel ?, me direz-vous.

Mais rassurons-nous, pendant ce temps-là, à côté de l’exception Riner, la France garde son rang. Laminée en volley, humiliée en foot, ridiculisée en basket, déchirée en rugby, inexistante en tennis. C’est une nouvelle grande passe pour le sport français.

L’édito du Vestiaire : La faillite annoncée des deux Bernard

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La défaite de l'équipe de France pour son match d'ouverture n'est pas sans rappeler deux fiasco récents du sport tricolore : la Coupe du monde 2002 de foot en Corée et la demi-finale de la Coupe du monde 2003. Mais surtout il nous rappelle que Bernard Laporte est le plus mauvais entraîneur de l'histoire du rugby.

Et pourtant on pensait avoir touché le fond avec la paire Maso-Skrela. Le duo (associé à Villepreux) avait atteint par miracle la finale du Mondial 99, mais ça n'avait rien enlevé à leur nullité. Cette fois, Laporte est en train de réaliser quelque chose d'inédit, perdre deux coupes du monde successives de façon lamentable. Lamentable est bien le mot adequat pour qualifier la préparation de l'équipe de France. Pas forcément à propos de ces stages commandos à la con, mais surtout sur la gestion des hommes. Passons le cas Marconnet et la sélection en elle-même (nous l'avons déjà commentée).

La première erreur magistrale a été de faire gonfler les melons et les chevilles bien avant le niveau de jeu. Ainsi, tout le monde, au diapason, s'accordait pour parler du terrible casse-tête qu'allait vivre Laporte pour constituer son quinze majeur tellement ils étaient forts. C'était certain, ils allaient tout écraser. Les probants succès contre l'Angleterre et le Pays de Galles sont venus conforter l'énorme confiance. Rappelons au passage, que ces deux pays alignaient chacun leur plus faible équipe depuis bien longtemps. La célèbre jurisprudence Jacquet a ensuite fait son oeuvre et plus aucune critique ne s'est abattue sur l'équipe de France. Et encore moins à l'égard de son minable entraîneur. En effet, on ne va pas se risquer à critiquer un copain de Monsieur le président, futur champion du monde de surcroît.

Champions du monde de l'excès de confiance

Pourtant, il y avait de quoi s'interroger. A l'arrière, Poitrenaud, qui faisait l'affaire, était censé être le titulaire par dépit d'un poste condamné. Pourquoi alors l'avoir remplacé au dernier moment par Heymans, le néophyte qui s'est largement troué sous les chandelles de la Pampa ? Si c'était pour se débarasser rapidement du gentil Clément, après qu'il eut fait pleurer ses petits camarades en leur lisant une triste lettre bien malvenue (cf Guy Môquet), mieux valait ne pas le prendre du tout. Pourquoi s'escrimer à aligner une seconde ligne au niveau très incertain entre un Pelous quasiment grabataire et un Thion qui ne vaut pas deux tu l'auras ? Il était content, Bernard, d'annoncer il y a deux mois que Chabal acceptait de jouer seconde ligne. Mais alors pourquoi ne pas le faire jouer ? Nyanga et Dusautoir qui, eux, crèvent l'écran en préparation, à l'inverse d'un Martin en pleine Gay pride, n'auront pas plus les faveurs du selectionneur qui décidément préfère le jambon blanc au boudin noir. Et que dire de ce coaching désastreux en plein match ? En 2003, son équipe prenait l'eau face aux rosbifs et il n'a rien fait, se contentant de chier sur ses joueurs à la fin du match.

En 2007, bis repetita, on ne change pas une équipe qui prend une branlée. Il s'était d'ailleurs donné les moyens, assuré qu'il était de sa victoire, en ne mettant que deux joueurs de lignes arrières sur la touche. Et soudain, le destin voulut que Skrela fils se blessa. A cet instant Laporte, peut-être conseillé par son chat noir Maso, décida de faire rentrer le seul Michalak pour buter. L'ex petit prince ne se fit pas prier pour expédier son shoot n'importe où et pendant ce temps-là Elissalde, le buteur du Stade toulousain, relançait pour la troisième fois du match son CD de Zebda sur son Ipod. Tout le monde l'a relevé, y compris le secrétaire d'Etat aux Sports, les Argentins étaient bien faibles. Et les Français alors ?

Nous le disons depuis quatre ans, Bernard Laporte est incompétent et très prétentieux, il fallait s'en débarasser au lendemain de la demi-finale du Mondial 2003. Il va sans doute conduire une nouvelle fois l'équipe de France à sa perte puis enfin quitter le monde du rugby. Ce n'est pas trop tôt puisque c'est trop tard. Lapasset devra lui aussi faire ses valises.