L’édito du Vestiaire : La vie sans Lapasset

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Absalon s'est engouffré dans la voie tracée par Loeb. Ultradominateur et aussi généreux que son homologue, il a compris que le seul moyen de faire gagner ses adversaires était d'abandonner. Il ne s'en est pas privé.

Alors que l'Euro est terminé depuis près d'une semaine, deux dossiers agitent le foot mondial. Le cas Domenech, d'abord. Il est évident que rien ne retient l'ancien sélectionneur à ce poste : ni son bilan, ni ses qualités, ni sa carrière. Il y a surtout une règle simple, universelle et inévitable : tu te plantes, tu dégages. L'autre chantier n'est pas le départ d'Alain Perrin, que nous annoncions avec certitude avant tout le monde, ou son remplacement par un manager général, que nous appelions de nos voeux lors de notre grande enquête, ni le recrutement ridicule opéré par Charles Villeneuve, mais les apports lyonnais. Benzema, plus que jamais dans un viseur étranger, en est très agacé.

Moins sans doute que les supporters du XV de France, qui l'ont vu se faire piétiner aux VI Nations, managé n'importe comment par un novice un peu tendre. Voilà que pour affronter l'Australie, il réussit à aligner, sans même les prétendants au Brennus, une équipe plus convenable que les cinq précédentes. Il en était donc capable. Confondre le Tournoi avec un test-match, un gâchis. Espérons que le Wimbledon de Bartoli n'en soit pas un. Sans doute la plus dérangée de tout le contingent bleu sur herbe, elle est aussi la plus compétente. Capable de remporter l'épreuve, si son petit déjeuner n'est pas servi à l'heure elle aussi capable de se faire virer à chaque tour. « Il faut être gentil avec Marion », nous a glissé un psy fédéral. Goven peut-il s'en charger ?

Pendant ce temps-là, les athlètes français préparent Pékin à leur façon en ne gagnant pas la Coupe d'Europe, épreuve au rabais organisée en France. Nous y reviendrons bientôt.

Une réflexion au sujet de « L’édito du Vestiaire : La vie sans Lapasset »

  1. Wimbledon commence et c’est comme toujours formidable!
    Roland-Garros c’était: des rangées de loges remplies de people et de frimeurs. De la pub absolument partout, sur le moindre espace libre. Une réalisation vulgaire, guettant sans cesse les pin-ups et fayottant devant les puissants et les patrons de France Télévision…

    Rien de tout ça à Wimbledon! Le vrai public au raz de la pelouse, pas de pub, une réalisation sobre centrée sur le jeu, et les joueurs en tenue blanche, magnifiques…

    Wimbledon est incomparable!!! Du premier jour avec le tenant ouvrant le Tournoi sur le Centre Court à la remise des prix après les finales par les immuables duc et duchesse de Kent, so british!

    Et les vainqueurs! McEnroe, Edberg, Sampras, Federer… Le talent pur! Borg et Agassi n’ont jamais été aussi émouvants qu’à Wimbledon et Nadal le sera aussi s’il gagne cette année.

    Même sous la pluie, Wimbledon est et restera toujours le plus beau tournoi du monde.

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