Handball, D1 : Météo Rance

Froid. Faim. Deux semaines enfermé dans le placard sous l’escalier menant au bureau du rédacteur en chef. Telle était la sanction infligée par le Vestiaire après mon ode à la poésie. Un petit brun aux yeux vert, une cicatrice sur le front en forme d’éclair, venait parfois m’apporter du pain sec. Un beau matin, il m’annonça « Tu peux sortir, mais seulement si tu ponds un article. » Ma conscience professionnelle fit un bond et hurla « Quoi ? Écrire sur des matchs que je n’ai pas pu voir à cause de mon isolement forcé ? » Comment faire ? Comme chaque semaine en fait.

hand

Par notre spécialiste handball Leo Tseu

Gardent sous la pédale

Le PSG ne perd pas. Sauf en Ligue des champions. Dommage, c’est la compétition qui compte pour eux. En même temps, perdre contre Barcelone c’est normal. Perdre contre le Metalurg Skopje n’est pas totalement anormal. Faire match nul contre le Vardar Skopje non plus. Par contre, il n’y a rien de normal à ce que des équipes macédoniennes portant des noms aussi nébuleux que le « Rakometen Klub Metalurg Skopje » ou le  « Rakometen klub Vardar PRO Skopje » aient le droit de jouer en Ligue des Champions. On a déjà du mal à orthographier les noms des joueurs venant de l’est du rideau de fer, merci de ne pas en rajouter avec les noms de clubs.

Les quatre Cesson

Que Montpellier perde contre Paris, on l’avait annoncé. Par contre, qu’ils perdent à domicile contre Cesson, fallait pas pousser. Est-ce parce que Canayer était suspendu ? Ou bien la Française des jeux va de nouveau repérer une vague de paris suspects ? Réponse : on peut perdre contre Cesson sans tricher. Suffit d’être plus mauvais. Le fin psychologue William Accambray, formé à l’université Marie-Claire, livre son analyse : «Il y a eu une remise en question et on s’est aperçu que ce n’était pas un problème de hand, mais un problème d’état d’esprit. » Le diagnostic étant posé, Montpellier a suivi le traitement déjà préconisé par Maxime Mermoz lors de la coupe du monde de rugby 2011 : « il faut faire de la muscu de la tête ». Résultat : le MAHB met une déculottée à Chambéry. Et quand un match termine à 40-30 c’est que soit personne n’a défendu, soit que les tirs à l’extérieur de la raquette valent 3 points, soit que Santoro a abandonné après avoir été déçu du prize money.

Reste in pisse

Chambéry qui fait un mauvais début de saison. On me fera remarquer qu’ils ne sont qu’à 6 points du premier. Je répondrai qu’ils ne sont qu’à 6 points du dernier. Toulouse démarre bien. C’est solide à la maison, notamment avec un nul contre le PSG. Mais le calendrier est clément. Dunkerque fait de même, mais en gagnant tout à l’extérieur. Enfin, Tremblay n’a rien à faire en D1. On dirait Mont-de-Marsan en top 14.

Plus tard je vous expliquerai qu’Omeyer est blessé et qu’on est dans la mouise pour le prochain Euro en cas de forfait dudit portier. Un peu comme les équipes qui n’ont plus de sponsor.

Tsonga-Ascione : Thierry en rit

Et en plus Jo-Wilfried Tsonga a été éliminé par Nishikori après avoir raté des balles de matchs. Le choc psychologique comme on dit.

jo

Un jour, à Roland-Garros, Roger Federer attendait Thierry Ascione. C’était en 2008, à l’époque les deux hommes jouaient au tennis. Pour Roger c’était un 2e tour comme un autre, enfin pas tellement plus dur. Pour Thierry en revanche, c’était le jour d’une vie. Un peu grâce à Federer, beaucoup grâce au 2e tour parce qu’il n’en avait jamais joué et qu’il n’allait jamais en rejouer. Ah si, même un 3e, mais qne qualifications le samedi avant le tournoi.

Jouer Roger, c’était de loin sa meilleure performance de la saison, perturbée par un accident de scooter, l’ironie de l’histoire quand on provoque tant d’accident porte d’Auteuil à cause de coups droits égarés. Pourtant, les plus éminents spécialistes tennistiques ont toujours cru en lui, tel Guy Forget qui déclarait en 2004 sur la sélection de Thierry en Coupe Davis : Qu’est-ce qui vous a séduit en Thierry Ascione ? « D’abord sa force de frappe. Aujourd’hui, il frappe au moins aussi fort que Ljubicic. J’aime bien aussi l’attitude de Thierry sur le court. C’est quelqu’un qui ne montre aucune émotion. C’est déjà la preuve d’une certaine maturité chez lui. » Ljubicic tapera effectivement un peu moins fort pour gagner en 3 sets pour la seule apparition de Titi sous les drapeaux jusqu’à aujourd’hui.

Et c’est effectivement sans aucune émotion qu’il avouera à François Brabant d’Antenne 2 « je ne sais pas ce qui s’est passé » après une défaite contre le très poivre et sel Sanguinetti. Pourtant Brabo n’avait pas prononcé les mots qui s’imposaient : « Thierry, c’est con non ? » La magie des courts annexes. Espérons que désormais Thierry sache transmettre le goût de son art, car comme il l’a déclaré après le match et sans savoir qu’à 32 ans il donnerait des conseils avec un triple menton,  » j’ai passé six mois et demi à ne rien faire du tout, parce que d’une part je n’avais plus le goût, et d’autre part parce que je ne pouvais plus. »

Dopage en Jamaïque : Rase ta roquette 2

Voici une question que se posent souvent les sportifs de haut-niveau : est-ce que ça vaut le coup de se mettre une poche d’urine dans l’anus ? En Jamaïque même pas besoin. Un seul test urinaire hors compétition l’année dernière. Pas le moindre test sanguin.

ubd

Par notre spécialiste athlétisme Christophe Bourrin

La Jamaïque ne serait donc pas très à cheval sur les contrôles.  La nouvelle aurait de quoi surprendre un commentateur de France Télévisions, voire un sponsor d’Usain Bolt mais qui d’autre ?  Surement pas Carl Lewis qui en connaît un rayon sur la question puisque cobaye lui-même et qui avait déjà fait part de ses doutes. Voilà qui donne un sacré coup dans les clarinettes au fameux refrain préféré des champions « Je suis le sportif le plus contrôlé au monde« .  Lance Armstrong a dû le répéter sans doute autant de fois que les seringues des contrôleurs sortaient de ses veines et que celles de ses médecins personnels y rentraient.  C’est pourtant vrai, des contrôles, il y en a partout, tout le temps et dans la plupart des sports.

En athlétisme par exemple ça faisait 10 ans qu’Asafa Powell était contrôlé 50 fois par an, 10 ans que tout le monde savait qu’il était impossible pour un être humain normal de courir régulièrement entre 9″70 et 9″80, et pourtant ça faisait 10 ans qu’il le faisait tranquilou sans qu’on le lui interdise. Il a eu pour lui la chance de se chier dessus lors de toutes les finales auxquelles il a participé comme ça le jour où on a découvert qu’il avait comme chaque dopé un nutritionniste malfaisant on s’en tapait un peu, puisque la star c’est Bolt, il court tous les ans en 9″60. Mais Bolt c’est naturel, il a des aptitudes physiques exceptionnelles qui lui permettent de le refaire sans arrêt. Armstrong aussi les avait, il travaillait même plus dur que Bolt qui passe son temps à manger des nuggets.

Quand la Jamaïque aura appris à faire des contrôle, Bolt aura eu le temps de devenir président de l’agence mondiale antidopage. Et il ne restera alors que notre grande enquête réalisée dès 2008 avec 1,2 et même 3 parties pour dire ce qu’était vraiment Usain Bolt au moment de son éclosion publique. Un type beaucoup plus fort que Tyson Gay dont les aptitudes n’étaient finalement pas si naturelles, qu’Asafa Powell dont on connait désormais les aptitudes et Justin Gatlin dont les aptitudes n’ont jamais été très naturelles mais qui est revenu plus fort qu’à l’époque où il se chargeait. Il restera aussi un entretien très intéressant mais inutile du Monde où il répond toutes les conneries qui lui passent par la tête. A-t-on déjà vu un athlète dopé répondre par l’affirmative quand on lui pose la question ?

Comme quoi, le travail il n’y a que ça de vrai comme dirait Bolt ou son entraîneur qui pense qu’on n’aime pas la Jamaïque. Plus que jamais on pense à Ladji Doucouré qui déclarait curieusement l’été dernier qu’«il y a ceux qui courent et qui galèrent, qui montent et qui descendent, qui se font mal à l’entraînement et qui essaient de revenir. Et puis il y a ceux qui braquent des banques. C’est chiant à dire mais c’est comme dans le cyclisme. On sait comment ça se passe mais les gens aiment bien fermer les yeux et regarder le spectacle.»  On serait tenté d’ajouter que le spectacle finit parfois par une mort naturelle dans un hôtel à 20 ans au début d’une affaire puis par une indemnisation de la famille du sportif à la fin de l’affaire puisque la mort était si naturelle qu’on a trouvé des responsables.

Pour résumer de façon simpliste, on peut remarquer que le plus fort est souvent beaucoup plus fort car c’est vraiment le plus fort et du coup il est très difficile à prendre. Que lorsqu’un athlète explose du jour au lendemain on peut saluer la performance de son nutritionniste. Et qu’un athlète présent chaque année au rendez-vous, au top niveau, qui ne connaît jamais de creux, est sans doute un grand champion mais avant tout un gros tricheur. Qu’un mec qui se dope n’arrête jamais même après une suspension. Que les contrôles servent à quelque chose mais pas à beaucoup plus. Mais c’est vrai qu’on se ferait grave chier avec que des Vicaut. Ou pas.

Foot américain : Elway et des Bills

Si aujourd’hui plus personne ne suit le foot américain, ça n’a pas toujours été le cas. Il fut un temps où nous jouions dans le jardin avec mes frères et papounet nous réveillait à 3h du mat, exceptionnellement pas pour nous foutre une branlée mais pour suivre avec lui la nuit du superbowl et ses interminables tunnels publicitaires. Entre temps il y avait un peu de jeu produit par les 10 meilleurs quaterbacks de ces 20 dernières années. Joe Montana c’était il y a plus de 20 ans, désolé Didier Roustan.

jejk

10. Jim Kelly

Ce classement n’étant pas réservé qu’aux puristes, il aurait été difficile de ne pas mettre Kelly dixième tant il s’est troué au cours des 4 superbowls qu’il a disputés. Il a pourtant considérablement fait évoluer le jeu, réussit à lui seul à emmener des Bills sans âmes jusqu’à la nuit magique. Marino non plus n’a rien gagné, mais la manière est moins humiliante que pour Jim.

9. Elie Manning

S’il n’avait pas un frère qui s’appelait Payton, on saurait sans doute qu’il s’appelle Elie. Il a gagné des superbowls mais qui s’en souvient ? Pourtant c’était il n’y a pas si longtemps.

8. Dan Marino

On vous le disait à l’instant, il a pensé à jouer longtemps pour soigner ses stats à défaut de son palmarès. Plus fidèle à ses dauphins qu’à sa femme, Marino était le le joueur vedette du milieu des années 90 peut-être parce qu’on préférait les losers. C’était le roi des yards gagnés à la passe mais c’est comme Stockton, ça veut pas dire grand chose. Huitième quand même.

7. Payton Manning

Dites nous pourquoi il est septième et on vous laisse lire le reste du classement. C’est doute lié à la place de Tom Brady qui était le même quaterback mais en plus beau et encore plus efficace. Et pas qu’au pieu avec des mannequins et des prostituées ou les deux en même temps.

6. Drew Brees

C’est le mec qui a déterré les Saints et rien que pour ça on pouvait pas le mettre plus loin. Plus fragile encore que John Elway, il a dégagé Marino des statistiques. Aucun tight end ou running back ne l’ont accompagné dans les mémoires, et pas le moindre receveur non plus. A croire qu’il a tout fait tout seul.

5. Troy Aikman

Il a adoré humilier Jim Kelly. La branlée record des années 90, 52-17 c’est lui.

4. Steve Young

On n’a pas grand chose à dire. Il fut le successeur de Montana pendant longtemps, très longtemps, trop longtemps. Il fit parfois moins bien, souvent aussi bien, mieux c’était compliqué. Il aurait pu finir premier mais Jerry Rice. Mais Brett Favre aussi.

3. Tom Brady

Sa place dans le top 5 ne fera guère de débat. C’est le meilleur des années 2000 même si la concurrence était pas féroce. Il a joué 5  superbowls sur 10, ça fait la moitié. Plusieurs joueurs se sont partagés les autres. Il en a gagné 3, un de plus que Elway mais lui devait pas se farcir Montana, Young et Favre.

2. Brett Favre

Combien de fois on a entendu l’histoire du mec élevé dans les bayous qui parvient à devenir le plus régulier des quaterbacks des années 90 et pourquoi pas de tous les temps. Et pourtant on l’a pas souvent vu en superbowl et pourtant il a joué longtemps. Les stats à la passe c’est Marino, à la course c’est Elway. Et lui c’est quoi ? C’est le deuxième de notre classement. Et pourtant on l’a jamais aimé.

1. John Elway

Le premier du classement sera sans doute très contesté par les lecteurs mais comme nos lecteurs s’en foutent, il ne sera pas très contesté. John Elway a eu deux carrières. La première où sa belle gueule et son vilain maillot des Broncos l’ont longtemps fait ressembler à Jim Kelly. Un quaterback génial mais incapable de se sublimer lors de ses trois premiers superbowls. Trois quand même. Et la deuxième où après une cinquantaine de blessures, il est devenu en deux saisons le plus grand. C’est le seul qui n’ait pas fait regretter de se lever au milieu de la nuit pour passer quatre heures en compagnie son taré de père. En 97 il explose Brett Favre.  En 98, il a tout fait. A la passe, à la course. On ne pouvait rien contre lui et son fabuleux Terrell Davis. Il savait même courir et a fini par avoir un beau maillot bleu et orange.

 

L’Edito : La couche ment

Il ne faut pas attendre que ça sente vraiment la merde pour changer ses gamins, qu’ils s’appellent Elie, André-Pierre ou même Soen.

bab

Laurence Pernoud l’a déjà dit dans toutes les langues et même sur les claviers de toutes les jeunes mamans qui tiennent un blog à la con : quand un enfant arrive dans un foyer, il fait des conneries et on fait des conneries. Reste à savoir qui est l’enfant. Romain Grosjean n’est pas celui de Sébastien Grosjean, pourtant lui aussi est celui qui réussit ce que les autres ne réussissent pas pour finalement terminer 3e. Faut-il pour autant le mettre au coin ? L’humiliation fait partie du jeu, et s’il faut lui baisser son slick, allons-y.

Il n’existe donc aucun mode d’emploi fiable au sujet de l’éducation. A croire que Laurence Pernoud est devenue comme Federer : d’un nom elle a fait une entreprise, qui change chaque année quelques menus produits dérivés pour faire autant de pognon que possible puisque ça marche, mais dont tout le monde finit par se passer parce que c’est quand même de plus en plus ringard. Ça n’aide pas à faire son choix. Certains se tourneront évidemment vers Elisabeth Badinter mais il faut apprécier tout ça comme on regarde Pinturault descendre entre des piquets, d’un œil distrait. C’est un peu comme quand on dit le jeudi que le PSG va être champion d’Europe avec Zlatan Ballon d’or et que le dimanche il se retrouve mené 2-0 à la 50e contre les vice-champions d’Europe 1976 avant que Cavani ne ramène un point avec l’arbitre. Si on n’apprend pas aux enfants à faire la différence entre le bien et le mal, se laisseront-ils tous duper par les journalistes de Téléfoot ?

L’essentiel reste, à défaut, de ne pas se tromper de cible. Dans un monde parfait, tous les facteurs ressembleraient à Jacques Tati et leurs enfants n’auraient pas leur permis B. Mais ce monde n’est pas parfait : Pinturault a fini 2e, Karine Lemarchand semble aussi s’adonner aux charmes de la Savoie et tout un pays se mobilise pour envoyer Gasquet au Masters. Les enfants sont décidément pleins de surprise.

Pendant ce temps-là, Nanterre cartonne en Pro A et se fait cartonner en Euroligue. Le porte-bébé a ses limites.

Ligue 1, 11e journée : Riboud contre Riboud

Alors que l’OM va tout faire pour retrouver l’Europa League l’année prochaine, Lorient ne sait plus jouer à la lorientaise. C’est donc le moment de parler d’Evian.

nd

Dupraz est-il l’homme de la situation ?

Son début de saison est en tout cas remarquable. Il n’est jamais simple d’entraîner un club qui n’en est pas vraiment un, et encore plus de savoir quoi dire quand les défaites finissent par s’accumuler, y compris deux consécutives contre des promus. Mais Dupraz a plus d’un tour dans son sac, à défaut d’avoir le DEPF. Il sait tout faire : emmener son club en finale de Coupe de France, perdre une finale de Coupe contre le Bordeaux de Gillot et Diabaté, sangloter devant une caméra parce que son père l’entend se faire insulter dans les tribunes, sans doute par les fameux ultras d’Annecy, ou d’Evian, ou de Thonon, ou de Gaillard, et bien sûr chier sur ses joueurs à la moindre défaite parce qu’ils défendent mal. Mais l’homme a aussi été directeur sportif : il a bien vendu Khlifa à l’OM et révélé Bérigaud. C’était quand même plus simple quand tout ça ne s’appelait que Croix de Savoie, quand Riboud et Danone n’étaient pas encore venus tout compliquer avec du pognon, Barbosa et Sorlin. Qu’il se rassure : Croix de Savoie n’est peut-être plus si loin.

Aliadière est-il l’homme de la situation ?

Tant que ça dure une saison et que personne ne l’attend, évidemment qu’il l’est. Il reste ce joueur fin et malin capable d’étirer n’importe quelle défense de Ligue 1 beaucoup mieux que ses ischios, ses mollets et ses quadriceps. Sa carrière devient un proverbe : d’un problème contractuel naît une contracture.

Montanier est-il l’homme de la situation ?

Pourquoi ne le serait-il pas ? Un homme franc ne peut pas être mauvais. Quand dès son arrivée il dit qu’il lui faudra un an pour construire une équipe on peut le croire. Quand il dit au bout de trois mois qu’il est inquiet on peut croire qu’il faudra en fait un an et demi. Quand, comme Dupraz, il perd deux fois de suite contre des promus, on peut croire qu’Antonetti a fait ce qu’il a pu.

Nantes est-il le club de la situation ?

La question est vicieuse, alors autant la formuler autrement : la Ligue 1 a-t-elle progressé avec Paris et Monaco ? Lille 3e, Nantes 4e, Lyon-Rijeka 1-0 et Bordeaux-Nicosie 2-1 : ce sont autant d’indices qu’il faut prendre en compte au moment de lire les analyses sur le retour du jeu à la nantaise, qui rappelons-le n’était pas simplement quatre ou cinq enchaînements en une touche de balle par match. La vérité est celle-là : Nantes pourrait aussi bien battre Lille ce soir et se retrouver 3e que prendre une grosse branlée. La Ligue 1 se joue simplement à 18 clubs et Nantes n’est pas plus mauvais qu’un autre.

Evra est-il l’homme de la situation ?

Ça ne fait plus aucun doute. Si Monaco s’intéresse à lui pour la saison prochaine, ce n’est pas simplement sur les recommandations de la Fédération et de Deschamps cette fois.

Rugby, Hcup : 50 nuances de Richie Gray

Il y a 1001 façons de perdre un match de coupe d’Europe. Pourquoi faut-il que ce soit toujours la même ?

guitoune

Par Peyo Greenslip Jr

À entendre les réactions dépitées des supporters du Castres Olympique, on croirait que c’était la première fois qu’ils assistaient à un match de HCup. Ils s’imaginaient peut-être que M. Garner leur accorderait un essai juste parce que Pedrie Wannenburg avait aplati sur la ligne. Ce serait trop simple. Ils pensaient peut-être que parce que les Irlandais ont passé l’après-midi à défendre, ils seraient pénalisés plus de 4 fois. Bref, ils croyaient peut-être qu’avoir la possession, l’occupation, marquer des essais et bien défendre suffisaient à battre le Leinster. Tout ceci est bien naïf. Il faudra l’accepter : les victoires face aux grosses équipes anglo-saxonnes du type Leinster/Munster/Northampton, avant de se remporter sur le terrain, ne sont possibles que grâce à un travail de long-terme pour se faire un nom sur la scène européenne. Toulouse a mis 15 ans de domination et de lobbying-petits-fours pour passer de l’autre côté de la sodomie arbitrale. Clermont commence à peine à se faire respecter, et encore, là-haut dans les tribunes, il n’est pas rare que l’index de Vern Cotter se crispe sur la gâchette de sa 22 long rifle. Les Castrais pensaient peut-être qu’un titre de champion de France acquis grâce à une impressionnante 4ème place de la phase régulière leur vaudrait un arbitrage équitable ?

Pour Toulouse aussi, c’était mal parti. 9ème minute de jeu, une-deux entre Wyles et Ashton, essai pour les Saracens. Nigel Owens a un doute et fait appel à la vidéo. Son assistant le rassure : il n’y a pas 1 mais bien 2 en-avant de passe, or, aucune règle ne stipule qu’un essai peut être refusé pour 2 en-avant.  L’essai est logiquement accordé. Pour éviter toute mauvaise surprise due à un possible changement des règles à la mi-temps, Christopher Tolofua et Louis Picamoles choisissent l’essai à zéro passe et font gagner le Stade.

 A part ça, le geste très technique de cette 2ème journée, c’est celui de l’arrière montpelliérain Benoit Sicart. Alors que François Trinh-Duc, dans un moment d’inattention, oublie de foncer tête baissée et le lance dans l’intervalle à 50 cm de la ligne, Benoit a le réflexe salvateur d’aplatir juste avant de rentrer dans l’en-but, réduisant à néant dix minutes d’assaut de la ligne de l’Ulster. Benoit reste prostré au sol  pour méditer quelques instants sur son exploit, et se dit qu’il a eu chaud : il parait qu’en Irlande du Nord il arrive des bricoles aux gens qui traversent une ligne qu’ils n’auraient pas dû traverser. Pendant ce temps, l’Ulster Rugby contre-attaque, obtient une pénalité que Pinard transforme, 8-22, le match est scellé. Benoit Sicart vient de sauver la saison de son club. Une victoire aurait été absolument catastrophique : le MHR aurait laissé énormément de forces lors des 4 prochaines journées du tour préliminaire pour avoir une chance de prendre une branlée en quarts de finale à l’extérieur, pour ensuite connaitre un passage à vide en championnat et rater la qualification. Le côté positif, c’est que Fabien Galthié aurait enfin perdu son scooter.

Retrouvez ici tous nos articles rugby

Formule 1 : L’incroyable Hulkenberg

Le spécialiste F1 n’en finit plus de créer l’événement. Après son article incendiaire et visionnaire dès le jour de sortie de Rush où il annonçait le bide monumental d’un film pourtant très correct qu’il n’avait même pas vu, il se propose aujourd’hui de nous faire découvrir le pilote qu’il considère comme le plus grand espoir du circuit, peut-être le meilleur avec Alonso. Et le pire c’est que son rédacteur en chef ne savait même pas qu’il existait. Le pilote, pas le spécialiste.

f1f

 

Par Henri Carl BR Driven (2)

« Pourquoi consacrer un article à un second couteau me direz-vous ? Peut être parce que comme je l’avais annoncé Rush vit ses dernières heures en salles après à peine 3 semaines de présence avec un total de 286 635 entrées. Soit à l’heure où j’écris ces lignes, le 101ème film de l’année. Moins de 300 000 entrées c’est pire qu’une catastrophe industrielle c’est comme si Bourdais n’avait pas fait un podium en deux saisons de formule 1.

Mais Hulkenberg a un Bourdais sans lunettes dans chaque poil de son cul. Sinon comment expliquer qu’il ait pu marquer plus de 120 points en 53 GP avec des bagnoles plus pourries les unes que les autres. On va pas vous faire chier à rabâcher des stats qu’on trouve partout mais quand même :  Pour sa première saison chez Williams en 2010, il fait 23 départs dans le top dix dont 1 pole pendant que Barrichelo bouffe des murs de pneus.  En 2012 il revient d’une année sabbatique chez Force India. Et oui, on choisit pas toujours sa voiture, mais ça aurait pu être une Fiat Panda, donc il ne se plaint pas. Ensuite, malgré quelques occasions gâchées, il signe quand même deux belles 4ème places.  Ca roule pas très vite mais il humilie quand même Di Resta sans pour autant diffuser des photos de ses attributs sur Internet. Quand on pense que McLaren et Mercedes s’enfileraient bien l’Anglais qui n’a jamais confirmé, le marketing a décidément ses raisons que la raison ignore.

Cette année  on a donc offert à l’incroyable Hulk une Sauber peu réussie et qui manque de développement. Bref une situation apocalyptique dont il tire le meilleur tant en qualif qu’en course. Reste que s’il avait signé pour deux ans avec les helvètes, il se retrouve maintenant sans contrat en raison des ressources limitées du team. Les banques suisses ne sont décidément plus ce qu’elles étaient. Les Suisses par contre sont toujours aussi chiants. Quant aux Russes qui arrivent avec un pilote payant, ils ne risquent pas de garder Hulk qui pourrait bien finir vert de rage. C’est toujours mieux qu’avec une balle entre les deux yeux. Que des mafieux russes cachent leur argent en suisse n’est pas choquant en soit, on a déjà vu pire, mais sportivement le choix laisse songeur. Hulkenberg et ses 39 points au classement vont donc devoir chercher asile ailleurs.

Et pourquoi pas chez Lotus, car après Raikonnen ça aurait toujours de la gueule. Et vu que Grosjean se bonifie avec le temps, on va même jusqu’à envisager sérieusement le retour plein et entier de Renault. Et si le Père Noël existait ?

La question interdite : le PSG va-t-il gagner la Ligue des Champions ?

C’est moins en voyant Anderlecht-PSG qu’en zappant sur les autres matchs qu’on comprend qu’il est temps de poser la question.

ney

Est-ce en Belgique qu’on peut comprendre qu’on sera champion d’Europe ? Rien ne l’interdit, puisque c’est bien en pensant que Gourcuff était Zidane que Bordeaux a été jusqu’en quarts. Paris a réussi ce qu’une grande équipe aurait réussi à Anderlecht : mettre une grosse branlée à une équipe de nuls qui n’a rien à faire ici. Il fallait le faire, c’est fait, vive Verratti qui dribble trois Belges dans sa propre surface. Pour faire bonne mesure, il l’avait aussi fait contre Benfica et l’Olympiakos, et le PSG avait aussi mis une taule en une mi-temps. Comme un futur huitième de finaliste se cache parmi ces trois belles équipes, Blanc peut laisser Gasset travailler sereinement jusqu’au printemps, lui laisser bosser la possession pour monter à 70%. Les médias crient au Barça et ce n’est pas un SOS, même si ça devrait.

Le vrai problème sera de maintenir tout le monde sous pression. Pas Ibra ni Cavani, qui flambent comme chaque automne, rarement après comme on vous l’a raconté ici et . Et le duo le plus prolifique d’Europe continuera à nous régaler tant que les demi-finales de C1 ou de Mondial ne seront pas organisées en octobre. Pas non plus les autres joueurs du PSG, qui feront comme l’an dernier : jouer les matchs qui les intéressent et laisser les autres à Digne, Ménez et Rabiot. Non, ce sont les autres clubs qu’il faut garder sous pression.

Le Barça a gardé le même niveau de forme que lors du quart de l’an dernier ; sans y voir un rapport avec Cavani, Paris ne pourra pas passer à chaque fois à côté de sa supériorité. Le Real prend des buts, donc il en prendra contre Paris. Les Italiens sont moins forts sans Ibra, ce qui veut tout dire et rien à la fois sinon que le Calcio n’intéresse toujours pas grand monde à part le palmarès de Rudi Garcia.

Manchester a tué le père, Arsenal ne l’a pas tué, Chelsea l’a fait revenir et City a plus que jamais besoin d’argent de poche : pas grand-chose à craindre des Anglais non plus. Il reste évidemment les Allemands et là tout devient passionnant : le Bayern ne sait plus comment être le Bayern et Dortmund effraie l’Europe entière en ayant gagné deux de ses onze derniers déplacements en C1. Attention à Leverkusen et Schalke, donc.

La question additionnelle : Benzema mérite-t-il le Ballon d’or ?

Ca dépend de Morata, attention au petit Cristiano quand même, il est pas mal en ce moment. Mais si Benzema évite de rater encore un but tout fait à 30cm de la ligne sans gardien devant lui, ça devrait bien se passer.

OM-Naples : André perd Gignac

Daniel Bravo avant le match : « Baup a fait ses preuves l’an dernier ».

pag

Dédé est un peu comme son entraîneur et son club : il préfère les saisons où il n’y a pas la Ligue des Champions. Ce n’est donc pas une question d’embonpoint, et surtout pas pour ses statistiques. Dans les grands rendez-vous, Dédé finit toujours par rappeler l’une des raisons trop souvent oubliées de l’échec de l’équipe de France au Mondial 2010 : dès que le niveau monte un peu, il devient soudain un peu moins rapide et un peu plus gros. Comme s’il abusait de la pression et que, ivre, il ne savait plus faire un contrôle ou se créer une occasion. Ça doit venir des centres de Payet. Ou alors à 27 ans, il a passé l’âge de marquer des buts en Ligue des Champions, c’est possible aussi.

Il est sans doute plus simple de mordre dans un kebab que dans un match européen. Mais pour Gignac comme pour les autres, le problème demeure le même : Ayew est réellement le meilleur et depuis trop d’années. Deschamps avait fini par s’avouer vaincu face à ce problème qui l’avait fait terminer 10e de Ligue 1 une année de quart de finale de Ligue des Champions. On ne peut pas réussir partout, Baup est même en passe de ne réussir nulle part. Aux mêmes causes les mêmes conséquences, ça fait quatre défaites de suite et un fonds de jeu en constant progrès. Les joueurs marseillais et leur coach ont un point commun dans leur cursus : ils n’ont pas été formés à jouer le mardi ou le mercredi.

Alors tout d’un coup Payet retrouve son niveau de Saint-Etienne, Diawara celui du Havre, Fanni celui de Nice, Romao et Morel c’est Lorient. On pourrait continuer mais révéler qu’Abdallah vient de Sedan et Thauvin de Bastia c’est comme tirer sur une ambulance, sans que la famille Anigo n’y soit pour quelque chose. C’est donc toute la cellule recrutement de l’OM qui est à féliciter, mais aussi tous les médias qui ont fait du mercato estival de l’OM un modèle du genre, donc l’ensemble des médias. On repense en premier lieu à ce reportage bien senti de Téléfoot sur le phénomène Imbula, qui a failli entrer en jeu ce soir. Manque de bol il n’y avait aucun avantage à défendre dans les parages.

Une fois qu’on s’est fait l’OM, Gignac et Baup, on n’est pourtant pas plus avancés. Car Naples, qui a au moins autant impressionné le Vélodrome qu’Arsenal, a autant de chances qu’Arsenal de se faire sortir. Ce n’est pas que Dortmund soit à son niveau de l’an dernier, sans Gundogan ce n’est pas possible. Le foot européen se résumerait-il au nom d’un inconnu austro-turc ? C’est possible : Barcelone a été tenu en échec par une équipe de Serie A qui a fait jouer Kaka et marquer Robinho, et Ozil n’a toujours pas le droit de gagner contre une équipe de Bundesliga. Décidément c’est dur le haut niveau, même quand il est moins haut. C’est l’année ou jamais pour Ibrahimovic s’il veut gagner un jour une demi-finale.

L’Edito Thuram : Lemarchand de fables

Quand une animatrice de télévision bizarre s’en prend par SMS à un citoyen à lunettes au dessus de tout soupçons. Pour une fois qu’on parle du remplaçant de Denisot pour autre chose que pour dire qu’il fait de la merde. Un petit effort et il pourra rebaptiser son émission Morandini.

tutu2

On ne saura sans doute jamais la vérité sur cette histoire de cul. Sur le fond, car sur la forme on sait :  on a affaire à ce que le système médiatique peut accoucher de pire depuis Jean-Luc Delarue et William Leymergie.  Un couple assoiffé de gloire et de notoriété qui n’existe que dans les yeux du public. Si ce règlement de compte ne regarde personne, il passionne des millions de voyeurs.  Jusqu’où iront-ils pour laver leur linge sale devant leur famille constituée d’un bon tiers des Français ? Aura-t-on droit aux prélèvements vaginaux de Karine ? Aux strings de la maîtresse de Lilian ?

Quoiqu’il en soit, l’image du pasteur Thuram en sort grandi. Lui qui se rêvait en Malcolm X, en aura au moins porté les lunettes. Martin Luther King éclatait-il la gueule de sa femme contre le frigo ?  Peut-être, mais lui ne demandait pas 20 000 euros pour aller prêcher la bonne parole dans les écoles au nom de sa fondation. Nourri, logé bien-sûr. Fondation derrière laquelle il n’a pas hésité à s’abriter face au redoutable fils de Georges de Caunes.  Depuis qu’il utilise les gonzesses comme bélier quand il ne trouve plus la clé de son réfrigérateur, certains pays hésitent à l’accueillir. Mais heureusement un SMS est venu démontrer qu’il n’avait pas pu tromper 34 fois Karine, ni lui exploser les pommettes, puisqu’il était avec sa maîtresse.

A n’en pas douter c’est bien elle qui est folle puisqu’elle a retiré sa plainte quand il a menacé de recommencer. A coups de liasses de 10 000 ? En tout cas, lui n’est absolument pas un gros hypocrite ou un opportuniste, avide de pognon et de reconnaissance, uniquement mu par la propreté de son image. La lutte antiraciste est même un combat qui en vaudrait la peine s’il en avait quelque chose à foutre.

Rugby HCup : Le beau Goze

Quel meilleur moment pour faire le compte-rendu d’une journée de coupe d’Europe qu’une heure après le coup de sifflet final du premier match de la journée suivante.

coco

Cela permet au lecteur de garder ses souvenirs au frais, et de penser à y mettre quelques bières pour arroser les chevauchés des Toulousains mais surtout pour oublier les horribles lancers de Tolofua. Il faudra pourtant s’y faire, ce sera le talonneur de l’équipe de France pour les 10 prochaines années. Mais on a bien survécu à Jean-Michel Gonzalez.

Rappelons que les hardis rouge et noir, qui étaient exemptés le weekend dernier, ont à la place eu droit à une visite au zoo, et à des blagues potaches sur du fromage. Le cheddar de ce soir était certainement plus indigeste mais ils ont trouvé la meilleure manière de l’apprécier en le toastant sur la gueule d’Ashton.

Les Toulonnais, une fois n’est pas coutume, jaloux des Toulousains, voulaient eux aussi se reposer, ce qu’ils firent dès que la mi-temps fût sifflée. Les Ecossais têtus comme un Lyonnais , ne se laissèrent pas perturber et s’en allèrent jouer tout seul sur le pré. Les 76 joueurs de l’effectif de Berni ne devraient pas être trop épuisés pour affronter Cardiff demain, peut-être même joueront-il deux mi-temps avant que cela ne soit fini.

Si Perpignan a perdu on a quand même beaucoup vu le séduisant minois de son ancien président. C’était pour la bonne Goze. Castres a gagné, mais personne ne s’y est davantage intéressé. Montpellier aussi a gagné, mais c’était des Italiens, donc on s’en foutait, en plus ils ont dans leur rang, Pélissié, le nouveau meilleur joueur du monde du mois de Septembre, donc c’est de la triche. Serait-ce suffisant pour vaincre toute la famille Marshall et les quelques Mc demain ? Sans doute pas.

Nous terminerons ce très aériens tour d’horizon rugbystique par une découverte : les valeurs du rugby que nous cherchions depuis tant de temps seraient en fait cachées dans le portefeuille de Jacky Lorenzetti. La force mentale des Clermontois est elle par contre de nouveau portée disparue.

 

 

Ukraine-France (2/3) : Evra, le psycho Pat

 L’Ukraine ne vaut pas un clou soviétique rouillé, tout le monde est d’accord là dessus. Pourtant la France ne passera pas, pour la simple et bonne raison que si elle renaît toujours de ses cendres ses joueurs finissent toujours en cendres. Et aussi parce qu’ils seraient complètement crétins. Plus que Ginola et Kostadinov ?

pe

Une enquête de Jeff Charnier dont la première partie se trouve ici

Comprendre Patrice Evra est rigoureusement impossible. A part bien entendu pour 22 coéquipiers dans un château posé dans son écrin de verdure en région parisienne. Car pour comprendre Patrice Evra, il faut vivre comme lui. Ce n’est plus une question de déni, puisque chacune de ses phrases contredit la précédente. Quand deux mots qui suivent arrivent à former une phrase bien-sûr. Il est ainsi capable de dire qu’il n’est pas arrogant et de demander à Ménès de réussir huit jongles pour qu’il arrête sa carrière. Ca vaudrait le coup que Pierrot se bouge un peu le cul.

Et puis non, ça ne servirait à rien, car Evra dira que ce n’était pas lui qui a dit ça même si on lui montre la vidéo. Pareil si on lui met sous le nez un journal avec une certaine Carla en marge de France-Allemagne, ou une autre vidéo avec Duverne en marge du Mondial 2010, ou celle avec Vieira à l’Euro 2008. On pourrait faire le portrait d’Evra, et même lui refaire le portrait comme Deschamps le fera prochainement, que ça n’y changerait rien.

Mais trêve de leçons de morale, personne n’en a rien à foutre et encore moins le Vestiaire, parlons du fond. Cela nous conduit d’ailleurs au point essentiel de cette histoire : raconter des conneries ça marche si on y croit soi-même. Elle tient en une phrase de Pat : « Dans la rue les gens ne me parlent pas de Knsyna ! » Et pour cause : primo, face à une star on n’est jamais désobligeant et deuxio, Evra n’est pas une star. Ce qu’il est le seul à ignorer visiblement car il aime bien répéter qu’en 2010 il a dit à tous les autres qu’ils pouvaient partir en vacances, que lui seul prendrait pour tout le monde. Il le croit toujours. 5 matchs pour lui, 3 pour Ribéry, 1 pour Toulalan et 18 pour Anelka : il ne s’était pas trompé. Il pense aussi que sa cote de popularité a triplé depuis 2010 : le sondage du JDD lui donne encore raison avec 0% de vote à la question : « Quel est votre joueur préféré en équipe de France ». On comprend mieux pourquoi il ne refuse jamais un autographe.

Pour bien comprendre que Patrice Evra ne changera pas, il faut simplement constater une chose : il a dit dans Téléfoot ce que Nasri a dit à l’Euro 2012. Sauf que Nasri n’a pas choisi la date, ni exigé la diffusion après que la chaîne lui ait recommandé d’y réfléchir à deux fois vu ses propos diffamatoires. Nasri avait vraiment été un petit joueur d’insulter en direct. Là, Evra a d’abord dit qu’il ne voulait pas en parler, avant d’en parler et d’exiger qu’on diffuse sans couper tout ce dont il ne voulait pas parler mais dont il a parlé. Ca devient compliqué ?

Il reste une troisième partie à découvrir pour savoir enfin si Pat est un génie encore incompris et ignoré du 21ème siècle ou s’il est bien l’un des plus gros idiots que le football français est connu. A suivre donc dans la troisième partie ici.

 

Traité de Patologie (1/3) : Evra naissant

 

ffe

 

Patrice Evra n’est pas seulement un héros de jeu vidéo qui va parfois au putes. Super Patrice est joueur de foot, là où Super Mario n’était que plombier. Son destin est exceptionnel dès sa naissance: aux Ulis comme Thierry Henry.

 

 Une enquête de Jeff Charnier dont la deuxième partie se trouve là et la troisième ici

A 16 ans, comme il est tellement ciblé par tous les grands centres de formation français, il signe à Marsala,  en Italie même si personne n’a jamais vérifié. Puis direction Monza, toujours en Italie, et il n’aime pas la F1. Thierry Henry, comme Bernard Pardo avant lui, ont montré la voie, il faut rejoindre la côte d’Azur. OM ou Monaco : il opte pour Nice en D2. Patrice a de la suite dans les idées et il rejoint Henry à Monaco, sauf que Titi y passe seulement les week-end avec une Coupe du Monde sous le bras et pas mal d’autres trophées de meilleur buteur. En 2004 c’est la consécration, Evra fait mieux, il est finaliste de Ligue des Champions, et sélectionné en Equipe de France. Il faut un nouveau modèle, Sagnol est dans la chambre d’à côté, il décide de l’ouvrir bien grande. Autoproclamé meilleur latéral gauche, il part à Manchester, évidemment c’est l’enterrement. Puis la résurrection. Heinze signe, Evra joue et devient même indiscutable. En équipe de France c’est pareil, le meilleur joue, c’est lui, Abidal ou Clichy, qui a dit choix par défaut ? Il ne réussira jamais un centre mais croise la route des 87 à la fin des années 2000. Sous leur influence il va devenir socio Pat.

Le melon, la grosse tête, le boulard, les chevilles enflées et Patrice Evra. C’est donc ça qu’aura offert de plus beau la génération 87 : la possibilité de recourir à des métaphores éculées. Oui, ils se la racontent. Mais comment pourraient-ils faire autrement ?  A 12 ans, ils traitaient leurs camarades de fils de pute ballon au pied. A 15 ans, ils avaient déjà gagné de quoi s’en prendre au vendeur de Timberland, ce fils de pute. A 18, c’est au volant de la dernière Maserati qu’ils pouvaient tranquillement lâcher un petit fils de pute pour une priorité à droite grillée pour 116 petits km/h de trop. Le problème c’est que l’autoroute est à sens unique, sans intersection.

C’est là toute la difficulté de Nasri, Menez, Ben Arfa, Benzema et bien-sûr Evra. Ils ont toujours joué avec leurs propres règles, on ne leur a jamais rappelé que Platini n’a jamais eu de quoi s’offrir plus de 3 femmes dans la même soirée même si lui aurait sans doute préféré que Larios ne se tape pas la sienne. De toutes façons, ils ne connaissent pas Platini, ils connaissent déjà à peine Zidane, mais juste parce qu’il a eu les couilles de se prendre 16 cartons rouges et pas à chaque fois fois parce qu’il n’a pas entendu le coup de sifflet de l’arbitre. Jusqu’ici contrairement à ses acolytes énarques, Benzema avait réussi la prouesse de nous faire oublier que son intelligence de jeu était inférieure de 30 points de QI à son intelligence sociale. Parce qu’il avait en lui Zidane et Ronaldo. Enfin c’est ce qu’on croyait. Parce que ses statistiques en ligue des champions étaient stratosphériques comme dit l’excellent Pierre Menès quand il a déjà utilisé ses 3 autres adjectifs. Bien manger est parfois une qualité, mais souvent un défaut. Se la raconter était une qualité, c’est devenu un défaut. Si ça se trouve il sait encore faire des passes mais seule Zahia pourrait en témoigner.

 

Hand : Des barjots aux tarés (3/3)

Trois semaines que notre spécialiste handball vous tient en haleine avec son abécédaire explosif. Après la première et la deuxième partie voici enfin les dernières lettres. Y-aura-t-il un mot sur Jean-Louis Legrand, l’ancien consultant hand de Canal+ ? Non car on ne sait toujours pas pourquoi il était consultant. On ne sait même pas qui c’est.

hg

Par Leo Tseu

Onesta : Diplomate français méconnu. Sébastien Bosquet et les remplaçants en attestent.

Palmarsson : Mèche blonde la plus célèbre de Bundesliga. Son absence de pilosité faciale lui évite de déclencher la führer des fans.

Quintin Éric : Chirurgien esthétique aixois spécialiste de la rhinoplastie. Vous pouvez demander confirmation à Philippe Schaaf. Met fin à sa carrière sur un coup de tête.

Richardson, Jackson: Piège pour non-initiés : les suffixes en « son » n’indiquent pas toujours une ascendance scandinave.

Schwenker : Le père, Hinrich, est l’inventeur du geste technique du même nom. Le fils, Uwe, est l’inventeur d’une explication suffisamment convaincante pour être innocenté dans l’affaire Kiel (voir « Arbitrage »). Puis vous avez déjà vu un viking avec des dreadlocks ?

Talant Dujshebaev : Le plus Espagnol des Russes. Ou le plus Russe des Espagnols. Mais Dujshebaev est en tout cas devenu le plus grand des entraineurs-joueurs sans trop avoir à forcer son Talant.

Uwe Gensheimer : Avant, le plus grand des ailiers gauche s’appelait Guigou. Il était moins socialiste qu’Élisabeth et se prénommait Michaël. Désormais c’est Uwe Gensheimer, moins vieux, plus grand, plus Allemand. Moins blessé aussi, mais ça on vous l’avait déjà dit. C’est bien, c’est beau, c’est Boche.

Vori Igor : Madame Irma du handball ayant la capacité de prédire les résultats de l’année. Mais à quoi sert alors le spécialiste handball du Vestiaire ? Igor Vaurien avait-il pour autant vu venir son carton rouge au mondial 2009 ?

Wislander Magnus : Magnus a deux choses pour lui : 1/ il est pour beaucoup dans la domination suédoise sur le handball mondial durant les années 90 ; 2/ il est bien utile pour la lettre W d’un abécédaire à la con. Il y a une chose qu’il n’a pas : l’or olympique. Faire trois fois deuxième, c’est ce qu’on appelle avoir la Poupou asse. Il ne lui reste qu’à pleurer en pensant très fort à ses 2 titres de champion du monde, 4 d’Europe et sa désignation comme joueur du 20ème siècle par l’IHF.

Xavier Barachet : Homme bionique dont la cheville s’auto régénère en moins de 48 heures. Peut-on avoir la cheville qui désenfle mais tout de même prendre la grosse tête ?

Yago : Vous voulez vraiment qu’on vous parle de combinaisons et de démarrage du pivot sur une course en courbe ? Et pourquoi pas faire un rappel sur la courbe de Gauss tant que vous y êtes ? Vous préférez pas plutôt reparler des courbes de Grö ?

Zone : Interdite. Sauf pour Abalo qui y prend appui une fois sur trois.

Si vous voulez découvrir qui était Costantini vous pouvez relire sa légende. S’il manque quelqu’un d’autre écrivez-nous sur equipe.vestiaire@yahoo.fr. Si vous voulez savoir ce qu’il s’est passé lors de Cesson-Montpellier c’est ici. Si vous n’en pouvez plus cassez votre ordinateur.

 

Hand : « A la fin d’la mi-temps, j’me douche »

Les handballeurs s’élèvent socialement. Certains auraient même des revenus mensuels supérieurs à un SMIC letton – et pas seulement parce qu’ils font du racolage actif sur papier glacé. Hausse du capital économique, augmentation du capital culturel : Torsten Jansen aurait même appris à compter en ramassant les dents arrachées à ses adversaires. Le Vestiaire veut lui aussi participer à ce mouvement d’élévation intellectuelle et en faire profiter son lectorat. Se culturiser c’est important, comme le dirait Laurent Hamzi.

handboules

Par Leo Tseu

 

Paris devait gagner, Montpellier devait perdre :

On vous l’avait bien dit, handballeurs du Vestiaire.

Bien que le résultat ne date pas d’hier,

Les délais sont moins longs que ceux de mon confrère.

En un mot comme en cent, vingt et neuf point ou trente,

C’est un bien maigre aicar, mais une rude pente.

À ceux qui me diraient que je flagorne au loin,

Sans suer une goute, sans fouler un terrain,

Ou feraient remarquer que, quoi que l’on en dise,

« La critique est aisée, le lard est difficile » ;

Je répondrais ceci, puis leur ferai la bise :

Oui ! Et J’engraisse à vue d’œil, sans lever un sourcil.

Lao Tseu l’a bien dit : « Il faut trouver la voie »

Aussi, n’oublions pas  l’Allemande Liga.

De Rhein Neckar Lowen vous narrer les exploits,

Ou de la belle Kiel donner les résultats.

Les Allemands sont rugueux, mais Paris l’est bien moins :

Voilà un constat cher au Maréchal Pétain !

Nos divers pronostics se sont bien vérifiés,

Le spécialiste handball se dore aux cocotiers.

Quant aux quelques grincheux qui viendraient reprocher

L’absence d’un pied ou deux, voire mêm’ d’un sonnet

Qu’ils se les foutent au cul, comme dit le poète

A la fille de joie qu’il culbute en levrette.

Notre spécialiste handball a-t-il prouvé son incompétence artistique ? Où devons-nous plutôt l’envoyer représenter le Vestiaire à la dictée de Pivot ? Notre devise deviendra-t-elle « Le vestiaire : du l’art, mais du cochon » ?

*Au cas où, retrouvez ici la célèbre citation qui nous inspiré le titre et toutes nos autres créations handball là.

France-Finlande : Le casse-tête finnois

Autant éviter les surprises : la Finlande c’est pas beaucoup plus fort que l’Australie. Alors à quoi ça sert ?

photo-mardi

La question de vendredi dernier était : la France sait-elle mettre une taule à une équipe d’Océanie quasiment qualifiée d’office ? La réponse a fait son petit effet surprise : c’est oui si ses offensifs se bougent le cul. Dans l’euphorie sont nées plein d’interrogations toutes plus pertinentes les unes que les autres : l’Australie a-t-elle sa place au Mondial, Benzema a-t-il un coeur, Giroud se fait-il sucer par toutes les hotesses du stade, Valbuena ou Nasri, Evra ou Clichy, Debuchy ou Sagna, Varane ou Koscielny.

Et pourquoi pas Deschamps ou Domenech ? Celle-là aurait pourtant eu du sens. A un mois de France-Bulgarie, savoir ce que l’équipe de France peut réussir dans un match sans enjeu face à une équipe nulle et pas concernée ne sert à personne, sauf à Giroud bien sûr. Il reste donc une seule question : l’équipe de France peut-elle réussir un match à enjeux contre une bonne équipe qui veut aller au Brésil ? Ca sonne déjà mieux, mais ça ne ressemble pas pour autant à la Finlande.

Se faire pipi ou caca dessus, telle est la question les soirs de France-Bulgarie. Une équipe barragiste, quand c’est pas pourri comme l’Irlande de 2009, c’est une quinzaine de joueurs potables et un grand joueur qui ne l’est pas assez souvent avec son pays. Ca ressemble au Portugal, à la Croatie, même pas à la Turquie ni à la Grèce, mais certainement pas à la Finlande.

Alors à quoi sert France-Finlande ? A s’entraîner 90 minutes à un mois du match, à rendre correct le bilan de Deschamps en matchs officiels pour lui permettre de rester quand même et bien sûr à Giroud. La voilà, la belle histoire. Un type venu de nulle part, arrivé nulle part, qui se dit soulagé pour Benzema que sa mauvaise série s’arrête à 1222 minutes et qui aime leur relation. On comprend que Deschamps ne veuille plus les aligner ensemble.

Pendant ce temps-là, il faut se méfier de Pukki, c’est un peu le Cristiano finlandais, mais remplaçant au Celtic.

Ligue 1, 10e journée : Le poli Gone

Cette semaine il ne sera pas question de Lorient, ni de Gourcuff. Enfin Rémi Garde l’espère.

oli

Lyon-Bordeaux sera-t-il beau à voir ?

Sans doute pas. Lyon n’a pas fait trois bons matchs de suite depuis trois ans, ni deux bons de suite depuis deux ans, ni un bon match de suite depuis le début de saison, tandis qu’en face Bordeaux attend le retour de Gourcuff pour en faire un. Mais il faut pourtant jouer ce Lyon-Bordeaux. En fouillant dans le passé, le Vestiaire a trouvé trace d’un 0-0 en 89-90 qui pourrait assez bien correspondre, malheureusement aucune vidéo n’existe, ce qui est assez normal quand on y pense. Mais même sans image, ou avec celle d’un autre match, le passé nous renseigne. L’avantage va à Lyon, qui possède l’homme de la situation : Rémi Garde. Avoir été joueur de Lyon entre 1988 et 1993, et capitaine de Domenech, vous prépare à ce genre de rendez-vous, comme d’être parti à Strasbourg ensuite ou d’avoir été de l’Euro 1992 avec la France. Bordeaux n’a que Chalmé à opposer. C’est pas si mal.

Pourquoi Elie Baup s’est-il plaint de la presse cette semaine ?

Parce qu’elle critique ses choix, ses résultats en général, son management et ses résultats en particulier contre les grandes équipes. Mais il reste droit dans ses bottes et se défend comme s’il avait l’habitude des tribunaux : il a un contrat qu’il vient de prolonger et il n’en est qu’à sa deuxième année. A ce sujet, tout se passe comme prévu, si l’on en croit la rumeur. Mais Elie jure que tout va bien se terminer et que ses joueurs le respectent toujours.

Montpellier est-il si fort que ça ?

Difficile de dire ça d’une équipe de Jean Fernandez sans preuve solide. Et marquer 5 buts à Lyon n’est plus une preuve solide. Cabella étant impliqué sur chacun de ces  cinq buts, et sachant qu’il tire les penaltys, on peut deviner qu’il sera appelé le nouveau Ribéry d’ici très peu de temps. Est-ce que ça va vraiment aider ? Lille peut mettre un terme à tout ça dès ce week-end. Ca dépendra bien sûr de Kalou, qui sera peut-être orphelin du grand blessé Marvin Martin. Mais peut-être pas.

Monaco va-t-il continuer à faire jouer Abidal dans l’axe ?

Et pourquoi pas ? Jusque-là ça marche, Monaco a la deuxième meilleure défense, sans avoir perdu de match. Et Abidal n’a pas commis la moindre erreur en Coupe d’Europe ; il faut bien que ça serve à quelque chose de ne pas la jouer. Abidal a même fait un progrès notable pour rester dans l’axe : il n’est plus capable de jouer à gauche.

Est-ce le grand réveil de Toulouse ?

Si l’on considère que Toulouse ne s’est qualifié qu’une fois par erreur pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions, qu’il lui a fallu six ans pour s’en remettre, qu’il a formé Capoue, Sissoko, Emana ou Arribagé pour récolter quelques incursions entre la 8e et la 10e place de L1, alors oui, Toulouse pourrait bien être de retour grâce à Regattin et compagnie. Ce n’est pas le nom d’une troupe de théâtre déambulatoire reconnue par la ligue d’improvisation, c’est le nom d’un joueur. A ce rythme, le Téfécé, son Stadium et ses 12000 supporters qui scandent Novès démission à chaque passe ratée d‘Aurier se rapprochent doucement mais sûrement du titre de Ligue 2.

Et le retour du jeu à la nantaise ?

S’il est vrai que Burruchaga et Ndoram ont longtemps éclairé le jeu à la Beaujoire, il fallait bien que Der Zakarian leur file le ballon avant. Le cerveau, c’était peut-être lui. Maintenant, c’est un américain au nom mexicain et au passé suédois, ou Nicolita tant que son titre de séjour le lui permet. Autant dire que tout ça ne va pas durer longtemps.

Rugby, Top 14 : Le vilain petit Connor

Non, le spécialiste rugby n’est pas une feignasse. S’il met 4 jours à écrire un résumé de la journée, c’est parce qu’il sait que les lecteurs manquent de rugby frais en milieu de semaine.

1991

Par Gilles Grospaquet

La marque de fabrique du spécialiste rugby du Vestiaire, sa signature, ce qui fait de ses articles des références obligées dans les écoles de chroniqueurs rugby, c’est bien évidemment l’impartialité  avec laquelle il retranscrit les matchs qu’il ne s’est pas donné la peine de regarder.

Ne comptez donc pas sur lui pour laisser un seul mot trahir la joie débordante avec laquelle il a accueilli la victoire de Grenoble au Racing-Métro-Champagne. Jamais vous ne le lirez remercier ouvertement tous les anciens clubs de Valentin Courrent d’avoir été assez idiots pour laisser partir un aussi bon 9/10/buteur, juste pour qu’il humilie le Racing sur sa propre pelouse de satin. Vous ne le devinerez pas non plus exulter en imaginant Jacky Lorenzetti, fou de rage de voir ses jolis Racingmen qui sentent bon le musc dominés par des montagnards tout moches, claquer son escort-girl comme Valentin Courrent claquait cette dernière pénalité.

A part ça, le Stade Français, leader-surprise du championnat après 9 journées, commençait à douter de sa capacité à rater la qualification pour les phases finales une 6ème fois d’affilée. L’équipe voulait se tester face à une grosse équipe, le déplacement à Toulouse tombait à point nommé. Les examens sont rassurants : ce n’était qu’une crise passagère, tout va rentrer dans l’ordre. Le tarif de la consultation est le même qu’à Castres il y a un mois : bonus offensif pour l’équipe adverse. En cas de rechute, penser à prendre rendez-vous à Toulon pour une nouvelle piqûre de rappel.

Mais la vraie surprise de la journée, c’est la fessée reçue par Castres à Brive. Quand le champion de France en titre prend 34-0 chez le promu, on se pose forcément des questions. Exemples : Castres a-t-il joué les yeux bandés sur un pied ?  La bouffe du Campanile de Brive est-elle dégueulasse au point de provoquer des épidémies de gastrogiovanni ? Romain Cabannes est-il tombé sur le chien ? Avait-on promis une double ration de poulet-coco à Sisaro à en cas de bonus offensif pour Brive ? Richie Gray admettra-t-il un jour qu’il porte une perruque ?

Et plus généralement, pourquoi est-il si difficile de gagner à l’extérieur ? Il était de coutume que les petites équipes se laissent piétiner par les grosses et qu’elles s’étripent entre elles pour survivre. Cette année, il n’en est rien. D’où vient cet intolérable manque de respect envers une hiérarchie établie à grands coups de pognon ? Il est possible que les grands aient sciemment laissé les petits se rebeller. Voici l’équation  : sachant que la formule débilissime du Top 14 permet d’être champion en terminant 6ème de la phase régulière, sachant que gagner tous ses matchs à domicile avec quelques bonus offensifs + le match cadeau à Biarritz suffit largement à être 6ème, sachant qu’il est déjà assez pénible comme ça de se taper l’aller-retour en bus à Oyonnax ou à Brive-la-Gaillarde, à quoi bon faire l’effort d’y gagner ?

Pendant ce temps là, un joueur continue d’étonner. Il est trop petit, trop maigre et trop intelligent pour jouer au rugby. Sa présence en Top 14 est donc le mystère le plus inexplicable que le rugby ait connu depuis l’agression d’un joueur obèse du XV de France par une table de nuit en forme de Louis Picamoles. Heureusement pour lui et pour Bordeaux-Bègles, il court vite, très vite. Il est adroit (et Talebula gauche, on l’a déjà dit). Il mystifie les défenses, marque et fait marquer des essais. Blair Connor, c’est Forrest Gump avec un cerveau.

Nasri : Wallabie ne fait pas le moine

Maintenant que l’équipe de France est devenue une superbe équipe, Deschamps aimerait bien changer les règles. Si la France a un classement pourri ce n’est pas qu’à cause d’une longue série de matchs pourris depuis 7 ans.

presse

Par notre envoyé spécial Jeff Charnier

Tout va plus mal que jamais. Alors que la France avait désespérément besoin d’un match de merde supplémentaire, elle a commis l’erreur de marquer 6 buts et de rendre Nasri bon. Le genre de risque qu’on a le droit de prendre avant un Euro 2012 mais avant un barrage de Mondial, ça craint car tout le monde finit par le croire. Non seulement Nasri est tombé dans le piège, mais il a entraîné avec lui Giroud qui n’a jamais eu les yeux aussi bleus, le brushing aussi bien peigné et la politesse envers Benzema aussi acérée que devant toutes les caméras qui traînaient dans les parages après le match. Wenger va certainement l’appeler Robin la semaine prochaine.

Il n’y aurait donc rien d’encourageant à gagner 6-0 contre des rugbymen, qui ne savent foutre leurs pieds que sur une planche de surf, à un mois de deux matchs contre des vrais footballeurs. Car quand on sait se servir de ses pieds, on oblige l’adversaire à défendre, et là-dessus Deschamps n’est pas plus avancé. Il aurait même de bonnes raisons d’être en colère face à la connerie des journalistes. Qui peut affirmer sérieusement que la charnière Varane-Abidal est à toute épreuve, à part bien sûr la presse spécialisée et l’ensemble de la communauté des consultants ?

Abidal a perdu son premier duel aérien au bout d’une minute trente, et comme il n’y en a pas eu d’autre après, difficile d’imaginer qu’il n’aura plus jamais besoin d’un chirurgien. Saloperie d’équipes du Commonwealth, toujours là pour cirer les poncifs : équipe physique, athlétique, bonne de la tête. Abidal le savait mais il est tombé sur plus fort que lui sur ce coup-là. Ce qu’il ne savait pas, et qu’il ne sait pas encore, c’est qu’en vrai les Australiens ne sont pas bons de la tête et que lui n’a toujours pas la moindre référence dans l’axe lors d’un match important. Ca veut dire que France-Mexique 2010 était un match important ?

On a quand même appris des choses très intéressantes : quand Ribéry décide d’avoir le Ballon d’or il peut s’impliquer sur les six buts de son équipe, quand Evra n’a pas à défendre il sait presque attaquer face à des piquets, Cabaye n’est jamais aussi bon que quand en face c’est pas bon. Et, bien sûr, Nasri ne peut toujours pas s’empêcher de penser à sa gueule même si il attend un peu plus longtemps qu’avant pour humilier ses adversaires. Il a retenu la leçon : avec un ballon comme avec un boulard ou une prostituée, il faut d’abord privilégier le jeu simple mais ensuite on peut tripoter un peu.

Lyon : Le fabuleux destin de Sydney Govou

A l’occasion de son retour, le Vestiaire vous retrace en exclusivité la carrière du joueur  lyonnais le moins emblématique. Juninho, Wiltord, Cris, Malouda, Essien et Diarra n’étaient pas disponibles.

sg

Le petit Sydney qui n’a pu choisir son prénom, veut choisir son destin :  « Un jour Manchester United viendra me chercher » clame-t-il à qui veut l’écouter. Mais ManU s’écrit Portsmouth et c’est finalement le Panathinaïkos qui l’emportera avec lui. Puis Evian, puis Lyon.

C’est l’histoire d’un petit garçon atypique. Plus intelligent que la moyenne de ses camarades, il est probablement plus doué que la plupart, mais personne n’a jamais vraiment voulu s’en rendre compte. Pourtant, c’est très jeune qu’il intègre l’équipe première de l’OL. Cette fameuse équipe aux zéros titres, qui va en gagner beaucoup, a été entraînée par les plus grands et Raymond Domenech. L’an 2000, une époque charnière pour le club qui va débuter son règne l’année suivante. Sydney va grandir avec son équipe. Sélectionné à l’Euro grâce à Giuly, coupable ultime d’une des éliminations lyonnaises de la Ligue des Champions, buteur de temps à autres, Govou ne fait pas rêver grand monde mais se sent quand même un peu à l’étroit à Gerland. Le 3 mai 2006, le jeune joueur de 27 ans à peine lance un pavé dans la mare aux Gones : s’il ne part pas, il ne progressera plus. Mais le ridicule a-t-il déjà tué ?

2005-2010, le plus long transfert de l’histoire

Il fait alors son baluchon pour ne plus jamais le défaire. Auparavant, le 23 avril, la terrible  rumeur avait déjà été évoquée. Le 10 mai suivant, c’est noyé dans une brève sur Didier Drogba qu’apparaît pour la première fois le nom de Govou associé à celui de valise. L’histoire ne dit pas si jusque-là il se sentait bien au club ou si Lyon n’avait pas pensé à s’en débarrasser avant.  Le fameux « bon de sortie pour services rendus » va curieusement se multiplier durant les quatre années suivantes. Quoiqu’il en soit, les offres ne vont pas tarder à affluer. Du moins tout le monde l’espère et surtout son agent qui le voyait déjà partir en 2005. Les Rangers affûtent leurs rangers, « on saura avant ou pendant la Coupe du Monde » dit-il. La Coupe du monde passe, Sydney qui n’y était pas convié la joue quand même, mais Robert Duverne prend le même avion retour. On apprend que si Newcastle aurait été intéressé l’année dernière, cette fois les demandes sont plus variées : on le veut  en Grèce, mais aussi au Betis ou encore à Fulham, West Ham et Manchester City. Les propositions sont séduisantes mais l’affaire tarde à se conclure. Le 16 août, la légende se renforce, le FC Valence serait sur les rangs. Le 28 du même mois, Aulas a du mal à comprendre que personne ne veuille de son Sydney mais il y croit encore, en plein délire. Le 29 la plaisanterie 2006 est finie.

2007, caprice d’un Dieu

En juin 2007, Govou hésite sur la tactique à employer pour faire parler de lui dans les grands clubs, et choisit de chier sur Juninho. Ça fait toujours bien d’égratigner les stars. Le problème c’est que Juninho personne ne le connaît en dehors de l’Hexagone, et du coup c’est l’Atletico qui s’y colle. Sydney préfère se blesser.

2008, Besa me

Le 26 mai 2008, Govou peaufine les derniers réglages de sa valise, actualise son Ipod qui joue en boucle les tubes de l’été 2005, puis entre Enamorame et les Magic System, stoppe soudainement Illona Mitrecey, en découvrant dans L’Equipe du jour que le mêmes qui supervisent Diané s’intéressent aussi à lui. Govou ne croit alors plus au monde parfait chanté par la gamine. Finis les crocodiles et la vache, fini Portsmouth. Pourtant, le journaux le disaient au soir de son but en finale de Coupe, lui et Coupet étaient plus que jamais sur le départ.  Ca veut dire quoi plus que jamais quand on est tous les ans sur le départ ? Alors, Sydney coupe tout le 8 juin et se concentre sur son mois de compétition. Il n’était pas au courant que Thuram jouait aussi, du coup deux semaines plus tard, le bon de sortie n’est pas périmé, encore faut-il que ça attire quelqu’un. Au passage, lécher le cul de son sélectionneur ça peut servir. Décidément, Govou a tout pour plaire, en plus de n’être indispensable à personne, il est  fayot, mais pourquoi donc ne joue-t-il pas au Real ou à la Juve ? Il lui manque peut-être un scandale pour devenir l’égal des Cristiano ou Gerrard.  Il va l’avoir en décembre, et aussitôt les affaires reprennent. C’est son premier mercato d’hiver, il préfère attendre l’été. A presque 30 ans, il se dit qu’il est temps de dire les choses. Le fayot anti corporate c’est nouveau, et si le Barça aimait les fouteurs de merde ?

2009, quand on est Gone

Début 2009, Govou a tout connu sauf une grave blessure et le Milan AC. Le destin va lui offrir la première option, on ne peut pas tout avoir. Et puis arrive le mois d’avril, le mois des décisions cruciales. Etouffé par les propositions depuis 4 ans, Sydney prend une voie radicale, celle des grands champions. Il ira au bout de son contrat et ne prolongera pas. Il faut savoir partir. En juin 2010, il n’aura que 31 ans, pour l’instant Portsmouth n’a pas dit non. Pourtant, Gerland avait cru comprendre un soir de mai que cette fois c’était fini. Sydney le croyait aussi, il est même prêt à faire une croix sur la Ligue des Champions, Portsmouth finira par dire non Stuttgart aussi.

Sydney Govou devint ensuite le nouveau capitaine de l’OL, fut tenté de prolonger puis miracle, la Grèce accepta de filer ses derniers euros pour voir jouer Sydney. Une cuite de trop et il se mit à l’Evian. Ses articulations ne le supportèrent pas.

1993-2013 : Emil et images

Dans combien de temps la France sera certaine de ne pas aller au Brésil ? Même Deschamps ne le sait pas encore mais il peut déjà commencer à s’inspirer de Gérard Houiller pour rendre ses conférences de presse d’après élimination moins chiantes. Mais cette fois Ginola y sera pour rien.

ek

Se souvenir de l’Automne 93, c’est comme évoquer Alesia, le British Open de Jean Van de Velde ou une vodka pute trop corsée à Miami. On sait très bien ce qui s’est passé mais on a voulu l’oublier, volontairement. Car ça fait mal. Ca fait mal de revoir la gueule à Jacquet avec 18 ans de moins, ça fait mal de revoir le brushing de Kostadinov alors que celui d’Emmanuel Petit était tellement plus apprété avec la moustache en cadeau. Enfin ça fait mal de savoir qu’Houiller a pu faire prospérer son « Take it easy » durant encore deux décennies. C’était ça France-Bulgarie, rien de plus. Une douzaine de garçonnets habillés en bleu dépucelés à l’hameçon par 11 mercenaires des Balkans morts de fin, la chute du rideau de fer n’a décidément pas fait que des heureux. Et puis une chanson pourrie de Joe Dassin qui n’était pas là-haut sur la colline. On se disait qu’on ne revivrait jamais ça.

Houiller jusqu’à la lie

D’abord on a vécu bien pire avec le miroir brisé de Tony Vairelles, la linguistique de Micoud et le survêtement d’Evra. Puis, l’Histoire a bagayé, mais pas à la façon de Christophe Josse, non. Elle nous ressert depuis 2006 que des Israel et des Bulgarie comme un dessert déjà dégueulé qu’il faudrait ingurgiter de nouveau. Seul le cuisinier change. Il y eut le Domenech show, le Requin Blanc et maintenant Deschamps vient de comprendre la blague.  Quoiqu’il en soit si la France est éliminée tout le monde s’en foutra, car cette fois tout le monde s’y attend et qu’elle l’aura largement méritée. A part ça, Papin avait déjà fait une Coupe du Monde, Benzema a déjà fait 2 Euros et il coûte pas beaucoup plus cher actuellement.

Pendant ce temps-là le sélectionneur était serein ..

Hand : Des Barjots aux tarés (2/3)

Vous avez probablement adoré la première partie de notre génial abécédaire. Et comme vous avez suffisamment attendu pour savoir si derrière la lettre J se cachait Jackson voici la suite. Et vous allez même savoir si Karabatic s’écrit bien avec un T comme tricheur. Mais il faudra encore patienter pour en être certain.

nues

Par Leo Tseu

Injustice : Voir « Arbitrage ».

Jupette : « Pour qu’un livre se vende bien, il faut qu’il y ait une belle fille sur la couverture, et il se vendra d’autant mieux qu’il y aura moins de couverture sur la belle fille » disait Victor Hugo. Les présidents de Metz et Nîmes l’ont pris à la lettre et font porter la jupette afin d’augmenter les audiences du hand féminin. Encore quelques efforts et Jennifer Kessy et April Ross nues feront une reconversion dans le handball. Sachez aussi que les hollandaises qui ont posé à poil ci-dessus ne jouent pas encore dans la même tenue.

Karabatic, Nicolas : Ancienne égérie de Betclic remerciée après avoir mélangé loisir et travail : ça se voyait trop. Jouer comporte des risques : endettement, isolement, dépendance. Pour être aidé, appelez le 09-74-75-13-13. Il n’en reste pas moins le meilleur joueur que l’équipe de France ait connu. Et seuls Hansen et Jicha peuvent se prévaloir d’être aussi complets et décisifs que le petit Nicolas.

Lathoud, Denis : Une fois que l’on a joué avec une bande de sauvages composée de Mahé, Quintin, Gardent, Munier, Stoecklin, Volle on peut tout entrainer. Même le Dijon Bourgogne Handball. Denis a donc vécu l’aventure des Bronzés et la première médaille lors des jeux olympiques de 1992. C’était les débuts du long palmarès français. Le début d’une longue liste de surnoms à la con aussi.

Mondial : Le mondial de 2015 aura lieu au Qatar, grande nation du Handball. À la limite en sandball on n’aurait pas dit. Le coût des infrastructures aurait été réduit, tant en béton qu’en êtres humains.

Narcisse Daniel : Vague descendant de Liriope et Céphise ayant lancé sa carrière à Chambéry puis confirmé à Kiel. Les Qataris ont depuis fait miroité leurs riyals et il vient de signer au PSG.

Il y aura donc 9 lettres dans le prochain épisode. Le O sera-t-il Onesta ou Onette comme l’écrirait Karabatic. En même temps c’est un mot qui lui sert à rien. En attendant, retrouvez tous nos articles consacrés au handball.

France-Australie : Samir redouble

Le Vestiaire accompagne l’enterrement annoncé du football français. Premier épisode, un match amical devient important. Pour de vrai. Qui mettra 10-0 à l’autre ?

eqma

Par notre envoyé spécial Jeff Charnier

Quand il était joueur, la France était première ou deuxième du classement mondial et Didier Deschamps venait souvent en conférence de presse d’avant-match, accompagné quand il le désirait de son sélectionneur, souvent de son égo et toujours  de son brushing dégueulasse. Aujourd’hui, même si c’est toujours lui qui décide, ce n’est plus tout à fait la même chose à part le brushing, et pas uniquement parce que c’est Lloris et son charisme de méduse le capitaine maintenant.

Désormais, la France est 25ème et il y a des questions étranges. Sur le classement Fifa, les barrages, les têtes de série des barrages, la préparation aux barrages. Il aurait volontiers refusé d’y répondre à l’époque, mais tout ça est effectivement important aujourd’hui. Répéter qu’il faut battre l’Australie et la Finlande -53ème et 56ème équipes mondiales- pour avoir une chance d’être tête de série en barrage veut déjà dire qu’on n’est pas tout à fait certain de les battre. Fallait-il pour autant rappeler que le Japon a gagné en France il y a un an ?

Et puis il y a les questions sur la composition d’équipe. Non pas sur un poste ou deux, mais sur neuf, dont le poste de meneur de jeu et c’est compliqué parce que les identités changent à chaque match. En même temps, c’est normal de se poser des questions quand on rappelle Nasri et qu’on projette de le mettre titulaire. C’est que plus aucun joueur n’a de valeur, du coup la cause nationale repasse au premier plan en urgence. Dès lors, qui d’autre que Nasri pour sauver tous les autres ? Il faut d’ailleurs se rappeler que celui qui avait évité les barrages pour l’Euro 2012 il y a deux ans, en égalisant contre la Bosnie, c’était Nasri. Un vrai héros, pour la bonne cause. Blanc n’a pas eu à le regretter lors de la phase finale offerte par le joyau.

Mais bizarrement, personne n’a eu envie de lui poser ce genre de question. Il est vrai qu’il y avait beaucoup d’autres cas à étudier : Rémy, Koscielny, Giroud, Cabaye, Evra ou Clichy, Debuchy. Mais pas Abidal qui continue de jouer dans l’axe alors que ça n’a jamais marché, ça aurait frôlé l’incorrection. De toute façon, avec Varane et Pogba, que peut-il arriver ?

Pendant ce temps-là, le France-Australie promet d’être riche d’enseignements à un mois des barrages. Le problème Benzema étant résolu, tout va aller désormais. Pour l’occasion Ca vaut le coup de revenir au Parc des Princes, là où les grands joueurs ont marqué l’histoire

La légende : Sauzée c’est tromper ?

Avec Sauzée, ça commence toujours très bien, ça finit toujours très mal.

sx

Même s’il a débuté à Sochaux, Franck Sauzée était quand même promis à un grande carrière. Mais quand il arrive, Sochaux est en D1, quand il en repart, Sochaux quitte la D2. Entretemps il a fait connaissance avec Stéphane Paille, Gilles Rousset et Franck Silvestre. L’unique explication du trou de génération entre 1986 et 1994, il n’en manque pas un. La plupart sont même champions d’Europe espoirs en 1988. Et Sauzée plante même deux buts en finale. Aucun doute, il est toujours promis à une grande carrière. Mais la même année il fait match nul contre Chypre avec la vraie équipe de France.

Et là on est moins affirmatif sur sa grande carrière d’autant que la Coupe du monde 1990 lui passe sous le nez. En 1992, il fait le même Euro minable que ses coéquipiers. En 1993 il est sur le terrain pour voir Israel en mettre 3 et la Bulgarie s’envoler pour les USA. Jacquet stoppe le massacre en faisant croire que c’est lui qui a décidé. Mais cette même année il est champion d’Europe avec Marseille. Du coup il décide de partir pour Bergame.

Après tout, à 28 ans, il est une star promis à une grande carrière pense-t-il. L’Atalanta vient de finir 7ème du championnat avec Lippi. Un an plus tard ils sont relégué après une belle 17ème place avec Guidolin puis Prandelli. Le club jouait en Série A depuis 10 ans.  Il deviendra ensuite le meilleur joueur de l’histoire d’Hibernians. Promis à une belle carrière d’entraîneur malgré son manque d’experience comme le souligne wikipedia, il reprend l’équipe en décembre 2001. Il est viré en février 2002. Promis à une belle carrière de consultant il rejoint Canal +. Mais décidé à n’être écouté par personne ou avide de pognon, on ne sait pas trop, il décide de partir pour Orange sport en 2008. La chaîne s’arrête en 2012. Canal accepte de le reprendre, c’était ça ou Crevoisier. Au moins lui a déjà joué la ligue des champions, Dugarry c’est moins sûr.

Il commente les jeux vidéos aussi.

Lyon : Le lac du Koné marrant

En apparence, Lyon est une équipe en perdition qui cherche de la confiance. La vérité est bien plus simple et terrible : quand l’adversaire est en surnombre dans ta surface, c’est pas bon. Surtout quand c’est Montpellier.

dlr

A quoi doit maintenant servir la saison lyonnaise ? Pour l’instant, elle n’est pas sans intérêt. On pourrait même parler de bonnes nouvelles. Par exemple, Gomis et Briand sont de retour au premier plan. Ils peuvent sans doute remercier leurs formateurs et leur grand talent, pourquoi pas, mais aussi le retour à l’arrière plan de Ghezzal, Danic et Benzia, qui peuvent également remercier leurs formateurs et leur grand talent. L’autre bonne nouvelle, c’est que Lopes n’est pas un mauvais gardien. Il ne demandait qu’à le prouver, il ne demandera bientôt qu’à quitter le club.

Mais c’est aussi pour l’ensemble des familles du football français, les professionnels, les amateurs et même le cécifoot, que Lyon œuvre. Certaines vérités sont toujours bonnes à rappeler, car tout le monde peut les oublier, les meilleurs mais aussi les très mauvais. Premier exemple : avec quatre défenseurs qui ne gagnent aucun duel, on prend cinq buts et on ne gagne pas de matchs. A partir de là, tout est possible : un central qui monte au pressing pendant que l’autre recule et on est pris dans la profondeur, les deux latéraux qui montent en même temps et les ailiers montpelliérains qui partent dans le dos, des relances contrées dans les 30 mètres, et bien sûr les milieux qui jouent en sachant qu’à la moindre perte de balle ça va mal finir. On peut même répéter tout ça, 3, 4, 5, 10 fois, ça marche à chaque fois et ça n’empêche même pas d’oublier le marquage de temps en temps, notamment sur des corners ou des centres au second poteau quand c’est vers Bedimo. Il est vrai qu’il n’est latéral que depuis 5 ans, il découvre.

Mais Garde doit assumer, enfin le temps qu’il pourra. Car c’est ça de vouloir jouer comme le Barça : on met deux milieux en défense (Ferri et Fofana) pour assurer les relances et s’assurer de la possession, mais comme on n’est pas le Barça il faut défendre en reculant. Ca, même le Barça sait pas le faire.

Heureusement pour l’avenir, il reste Gonalons, capitaine courage qui rameute ses troupes et stoppe l’hémorragie. Ah bah non, il prend des cartons, il gueule et jusqu’à ce qu’il soit expulsé il donne la balle à Grenier qui attendait un peu plus loin, à une vingtaine de mètres de sa défense, de voir si Montpellier allait marquer. Avant de penser à attaquer, il faut penser à la défense. C’est simple le foot.

Pendant ce temps-là, Rémi Garde risque de très vite rester l’homme de la situation. Mais laquelle ? Plus qu’à relire l’ensemble de nos articles consacrés depuis 5 ans à la descente aux enfers Lyonnaise. Tout avait commencé le 2 mai 2008

Stade Toulousain : Le laid Lionel ose

Notre spécialiste rugby avait un défi : mettre moins de 10 jours pour écrire un résumé partiel et partial de Perpignan-Toulouse. Mission accomplie. A quand un retour sur la finale 1988 ?

rug

Par Gilles Grospaquet d’Avants

 La composition de la première ligne est un élément particulièrement révélateur de la stratégie choisie par l’entraineur.  Ce samedi, pour Toulouse, c’était Baille-van der Heever-Montès. Interrogé par nos soins, William Servat répond en soupirant que non, ce n’était pas un match amical face aux juniors de l’USAP, et que oui, il calerait mieux la mêlée à lui tout seul que ces trois-là ensemble. Le jeune Baille aura au moins appris que même un gentil adversaire ne fait pas de cadeau.

6ème minute. Sébastien se fait Bézy comme un bleu. Il pensait naïvement qu’être en couverture, au rugby, c’était servir de support masturbatoire à Max Guazzini. Ça veut aussi et surtout dire s’occuper de l’arrière de Terrain, ce qui plairait aussi beaucoup à Max Guazzini. Sofiane Guitoune, l’ailier perpignanais, savait ça. Il contre-attaque dans la zone désertée et marque sans opposition. Imperturbable, Guy Novès sort son célèbre petit carnet et griffonne: « Pour avoir le Beur, appeler l’agent du Beur« .

 15 ème minute. 11-0. Ça va mal pour Toulouse. Lionel Beauxis, dans un élan de lucidité, réalise  qu’il n’a aucun moyen d’arrêter le cours des choses. Ses plaquages font rire tout le monde et avant d’attaquer la ligne, il faudrait qu’il s’attaque à sa propre ligne. Reste ce pied qui lui a valu un titre de champion du monde des -21 ans, mais aujourd’hui, avant de tenter les pénalités, il faudra les obtenir. Tout semble perdu. À moins que… mais oui, il reste une chance! Lionel jette un œil au banc de touche, oublie de rater son plaquage sur Camille Lopez qui passait par là au même moment, et en voyant Luke Mc Allister faire coucou aux spectatrices du premier rang, se souvient que s’il est titulaire cet après-midi, c’est uniquement pour permettre à Luke d’être frais pour sortir en boîte ce soir. Lionel fait ce qu’il a à faire. Il simule une blessure à la cheville pour laisser rentrer le sauveur. C’est le tournant du match.

 Guy Novès le remercie chaleureusement: « Tu te prends pour qui? Tu penses vraiment que j’allais pas te sortir avant la mi-temps? Dégage« . Mais Guy y voit un signe: la partie doit commencer. Il sort les imposteurs et fait rentrer un maçon portugais pour consolider la mêlée toulousaine. Toulouse a maintenant un pack et un ouvreur. Toulouse va rattraper son retard en deuxième mi-temps. Toulouse va gagner.

62ème minute. Les commentateurs de Canal + sont surpris : « L’ouvreur toulousain avait la solution Poitrenaud mais il a préféré pousser au pied« . Tu m’étonnes. 17-16 pour l’USAP, Toulouse va gagner. À moins que Joe Tekori n’en décide autrement.

80ème minute. C’est déjà la dernière action, 20-16 pour l’USAP. Les 129 kg de Joe sont lancés à 5 mètres de la ligne, ils vont enfoncer les pauvres défenseurs comme des Max Guazzini, marquer et faire gagner leur équipe. Mais les gros Samoans sont des êtres délicats, sensibles à la beauté des choses. Joe se dit que c’est une fin bien peu romantique pour un si joli match, le jeu à la toulousaine mérite autre chose. Alors, il décide de faire une passe de merde et gâche magnifiquement un 3 contre 1 d’école.

Pendant ce temps-là, Lionel Beauxis se demande si jouer en ProD2 c’est si dégradant que ça. À ce rythme-là, ile le saura bientôt. Et si vous êtes arrivés jusque là vous pouvez aller lire tous nos articles rugby.

Vous avez aimé cet article ? Alors partagez-le avec vos amis en cliquant sur les boutons ci-dessous :

Twitter
Facebook
Google Plus
Linkedin
email
Flattr !

Ligue 1, 9e journée : Chaban donne

Ce papier a été écrit après Bastia-Lorient. Dommage, on avait tellement de choses à dire sur Bastia et Lorient.

vbl

 

Bordeaux est-il favori ?

Si la question se pose en recevant Sochaux, c’est qu’elle ne se posera plus beaucoup à l’avenir. Une victoire en onze matchs dessine rarement le visage d’un cador de la division, même quand avant ça tout le monde s’enflammait parce qu’au Trophée des champions Paris avait longtemps été mené et avait même frôlé le 2-0 sur une occasion de Poko. Mais il faut se rendre à l’évidence, ça voulait surtout dire que Poko était dans la place. Conscient du danger, Gillot a choisi de négliger l’Europa League en alignant son équipe bis jeudi. Dans ces conditions, perdre est souvent logique, même si c’est le Maccabi Tel Aviv en face. Le plus dur en fait, c’est de distinguer l’équipe bis, de l’équipe type : celle avec Sané, Orban, Traoré, Maurice-Belay et Diabaté ou celle avec Bréchet, Chalmé, Traoré, Rolan, Maurice-Belay et Jussiê ? Un indice : ça dépend si Carrasso et Saivet sont là. Oui Saivet. Ah et puis pour finir, Gillot exclut de démissionner. Quelle idée.

Où Lyon s’arrêtera-t-il ?

Une seule victoire bordelaise en onze matchs, c’est moche. Mais son adversaire du quart de finale de Ligue des Champions d’il y a 3 longues années fait de son mieux lui aussi. Une victoire en dix matchs, cinq défaites, et ce joli nul arraché contre Guimares jeudi à Gerland. De quoi provoquer la colère de Rémi Garde : « La seconde période a été meilleure que la première. J’ai senti que les joueurs avaient plutôt besoin de réconfort et de soutien. Sur la seconde période, ils ont montré que c’était la réaction qu’ils attendaient de ma part. » De la part de son président aussi, c’est certain. On se remémore ce qu’il disait de Garde à son intronisation en juillet 2011 ? Allez : « Un nouveau souffle est venu sur l’OL, un souffle de jeunesse mais aussi d’expression de valeurs avec plus d’entraînements ouverts au public, à la presse, plus de contacts avec les supporters après les matchs(…)Sans aucune hésitation, nous nous sommes tournés vers Rémi Garde. Nous avons des liens de confiance avec lui. C’est un garçon intelligent, fidèle et qui aime le beau jeu. » C’est marrant hein ? Et encore, c’est toujours Lacombe le plus marrant : « Je peux dire tellement de choses sur Rémi (…) Après ce que nous avons vécu, c’est la personne idéale. J’ai dit au président Aulas, mais cela n’est pas nouveau, Rémi Garde c’est notre Pep Guardiola à nous. Bien sûr, il ne va pas bénéficier des joueurs que Paul Le Guen, Gérard Houllier ou Alain Perrin ont pu avoir, mais avec les moyens qu’on va lui donner il va en tirer 120%. Et c’est la grande force d’un entraîneur qui est tout jeune, qui n’a pas une grande expérience, mais son vécu de joueur à Lyon, Arsenal ou Strasbourg va lui permettre de s’en sortir quand les choses vont se compliquer (…) »

Valenciennes est-il plus nul que Sochaux ?

Ca, on le saura bientôt. A priori oui, et pour trois raisons : un, Daniel Sanchez continue de prôner du beau jeu alors que ça fait huit journées que son équipe ne produit que des erreurs défensives, deux, son président soutient qu’ils finiront la saison ensemble alors que Sanchez a critiqué le recrutement pourri qu’il lui a imposé, ce qui veut dire que le club n’a plus d’argent pour payer ni joueur ni indemnité de départ, et trois, parce que Sochaux vient de battre Valenciennes sans trop de difficulté. On ajouterait bien quatre, parce que Pujol vient de se ruiner la cheville droite mais on n’y croit pas nous-mêmes. Remarquez on ne croyait pas non plus que le départ d’Aboubakar serait un problème. Or c’est un vrai problème, même pour Lorient qui l’a récupéré.

Pourquoi Guingamp est-il plus fort que Rennes ?

Bonne question. Peut-être parce que Guingamp se créé des occasions et joue comme Montanier aimerait que Rennes joue. Mais Guingamp n’est pas tellement plus fort cette année que la dernière en Ligue 2. Ca promet une lutte acharnée pour descendre en fin de saison.

Lorient vient-il encore de perdre à l’extérieur en encaissant plein de buts ?

Ah oui tiens, merci. Quatre.

Et le classico dans tout ça ?

Oui, et donc ?

Paris-SG – Benfica : Le cercle des Lisboètes disparus

On en saura plus après Anderlecht. Ou alors ça va faire drôle en 8e de finale.

ibaba

La 1e journée de Ligue des Champions était une découverte, la seconde est une confirmation. Le PSG se prépare bien à survoler sa poule de Ligue des Champions. S’ils continuent de s’astreindre à jouer une mi-temps sur deux, ils termineront à 16 points et Verratti aura droit à une nouvelle revalorisation salariale début décembre. C’était beau, très beau même, ça a duré 35 minutes et c’est quand ça devient aussi beau que c’est trop beau. Comment ne pas y voir quelques indices d’un Benfica pas très bon ? Le nul concédé à domicile contre Belenenses le week-end dernier voulait dire quelque chose, c’était donc ça.

Mais Ibra n’en à probablement rien à foutre de tout ça, d’ailleurs il n’avait jamais autant souri depuis qu’il est arrivé. Et ce n’était probablement pas le bonheur de travailler avec Blanc. C’est juste qu’un doublé un soir où Cavani ne marque pas, ça se fête avec Cavani. A la fin, il a même blagué avec un Portugais, échangé son maillot et félicité Rabiot. On peut être une star et féliciter les ramasseurs de balles, ça ne coûte pas grand-chose, surtout après avoir couru 2 bornes de moins que tout le monde. Attention, le PSG est toujours invaincu cette saison, c’est pas pour prendre une branlée dès les quarts de finale. C’est pas parce qu’on a un Ibra qu’on en a onze.

Mais assez parlé de Paris, si ça avait été vraiment intéressant on n’aurait pas vu de nos yeux que le Real avait tant besoin de Benzema. Ce qui veut dire deux choses : un, que le Real n’est pas bien du tout et deux, que Benzema est toujours meilleur que Morata même quand il est nul à chier. Parce qu’il l’est, ce qui n’empêche pas une talonnade en pleine course sur le deuxième but et une passe en profondeur sur le troisième. Mais une fois qu’on a dit ça, on n’a toujours pas gagné la Ligue des Champions ni le Mondial 2014. Comme c’est étonnant : ça vaut aussi pour Nasri avec Manchester City. Ce n’est pas uniquement la faute de Clichy, mais un peu quand même. 3-0 en une heure, c’est aussi la faute de Müller quand on le place en avant-centre. Il fallait juste que Guardiola écoute un peu.

Pendant ce temps-là, Manchester United fait nul, la Juve fait nul et il y avait un tchat avec Mavuba. On va encore se retrouver avec une finale allemande.

Borussia Dortmund – OM : La bonne merde

Dortmund a attendu 82 minutes pour faire souffler Reus. L’OM a fait mieux que résister.

labart

Il nous tardait de pouvoir enfin juger l’effectif marseillais après son mercato loué par Wenger. Loué ça veut dire encensé dans ce cas-là, ça veut pas dire qu’on peut le rendre ensuite et c’est tant mieux pour Arsenal. Rien de tel qu’un match avec vingt occasions pour l’adversaire pour en apprendre plus sur une équipe bourrée d’ambitions. Ce n’était pas couru d’avance et si on était juste on ajouterait même que le Borussia a fait un début de match pourri et qu’il n’a pas retrouvé son niveau de l’an dernier. Mais on ne sera pas lucide ce coup-ci et on dira comme tout le monde que ce Borussia était énorme.

Ce n’est donc pas parce que Dortmund s’est créé autant d’occasions qu’en trois matchs qu’il faut parler de « match sans » pour l’OM. Au contraire, c’était un match avec. Avec Payet, Ayew, Valbuena, et bien-sûr Thauvin sur le banc. Alors allons-y dans l’ordre. D’abord les leaders : Mandanda a réussi lui aussi trois matchs en un, un normal, un fabuleux sur les un contre un et un merdique sur un coup franc de 40m relâché dans ses buts qui fait 2-0. Il ne changera décidément plus, entre deux conneries qui surviennent sans prévenir c’est lui le meilleur. On peut dire la même chose de Nkoulou mais avec Lucas Mendes à côté ça biaise le jugement.

C’est un peu ça le problème de l’OM : Téléfoot vient faire le portrait d’Imbula le dimanche précédent parce qu’à côté de lui c’est Romao qui joue. Dans le fond on ne sait pas lequel est le moins bon mais est-ce que ça importe vraiment ? Parce qu’à 0-0 sur un corner pour leur équipe, aucun des deux n’a vraiment songé à revenir défendre quand les Allemands sont partis en contre à 2 contre 3. Ils ont sans doute commencé à avoir un doute quand 3 autres Allemands ont sprinté pendant qu’ils se replaçaient en petites foulées. Heureusement quand Lewandowski concluait le 5 contre 3 seul face au but vide, ils étaient à bloc. Comme quoi l’expérience européenne ça rentre vite. Enfin pas si vite non plus : Ayew aurait pu être décisif, Khalifa aurait pu être un recrutement malin, Thauvin aurait pu vraiment valoir 13 millions. Et bah non. Mais rien n’interdit de croire que l’an prochain Payet sera fait pour le haut niveau.

Pendant ce temps-là, Elie Baup atteint brillamment les 12 matchs de suite sans victoire en Ligue des Champions. Cette année, pas de Willem II ni de Spartak Moscou pour sortir des poules.